Résumé

La Nuit du 31 octobre 1870 (1870)

« Laissez-moi donc, disait—il, dans des fonctions où je puis être utile, et ne m'imposez pas une tâche impossible à mes forces; je ne suis qu'un industriel, un manufacturier, et je serais incapable de gouverner un pays. »
La foule, qui n'est point habituée au désintéressement, insistait de la façon la plus pressante, comme si elle eût prévu et voulu éviter la déplorable intervention de M. Flourens.
Pendant toute cette nuit, Jules Favre conserva presque constamment la même attitude : il fut calme, fier, mais sans la nuance hautaine de Jules Ferry
Source : Gallica

La Nuit du 31 octobre 1870 (1870)

Les prisonniers occupaient cette position depuis quelques minutes seulement, quand un officier de la garde nationale, le commandant Réquédat, par une protestation contre tout ce qui venait de se passer, mérita de leur être adjoint :
« Monsieur, avait-il dit à Flourens, placé sur la table, je proteste au nom de la garde nationale, dont vous ne représentez qu'une infime minorité, contre cette usurpation de pouvoirs. La garde nationale ne reconnaît qu'un Gouvernement, celui de la Défense nationale. »
Source : Gallica

La Nuit du 31 octobre 1870 (1870)

Plus tard, il était assis au fond de l'embrasure, caché par le côté gauche du rideau; en face de lui, un jeune homme qui'avait mérité de partager sa captivité; devant lui, le général Le Flô et le général Tamisier entre le colonel Montagut et le commandant de Montaut.
A droite, s'asseyait Jules Simon, qui jusque-là s'était tenu au milieu même de la foule. Un cordon de tirailleurs les entourait, les serrant de près, les menaçant de temps en temps.
Source : Gallica

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