Résumé

Constant Poignet Souvenirs du siège de Paris, rôle de la garde nationale… (1871)

Le 2 décembre, la bataille, commencée dès l'aube par une surprise, fut acharnée et meurtrière : les nôtres, après avoir fléchi le matin, reprirent vigoureusement l'offensive et firent reculer l'ennemi sur sa seconde ligne. Ce succès, chèrement acheté, fut accueilli à Paris avec un enthousiasme facile à comprendre. Le général Trochu en était fier et radieux comme d'une brillante victoire, et il fit à la
garde nationale, massée en colonnes au Tremblay, un de ces discours émus dont il a le secret et qui fut envoyé textuellement par moi à tous les journaux de Paris.
Source : Gallica

Constant Poignet Souvenirs du siège de Paris, rôle de la garde nationale… (1871)

A l'Hôtel-de-Ville, M. Ferry , surtout, avait exaspéré la population et ne trouvait ni sympathie ni confiance.
La province, qui s'agitait, disait-on, sans autre explication, ne marchait pas au gré des impatients. La vérité qui se dégageait de plus en plus de toutes nos déceptions, c'est qu'à Paris comme en province, on ne pouvait rien improviser avec des éléments sans cohésion, sans instruction, sans discipline, en un mot, qu'on ne décrétait pas plus une armée que la victoire.
Source : Gallica

Constant Poignet Souvenirs du siège de Paris, rôle de la garde nationale… (1871)

La tranquillité ne fut pas un instant troublée par ces désastres, et ce sera l'éternel orgueil de la population de Paris d'avoir conservé pendant cette lugubre phase du siège le même calme et la même énergie pour la défense. On s'habituait d'ailleurs assez facilement au sifflement des obus, à leurs détonations et à leurs sanglants ravages. Le nombre des morts et blessés était relativement peu considérable par rapport à l'activité croissante du feu de l'ennemi, dont l'intensité augmentait en raison du peu d'effet moral qu'il produisait sur les Parisiens.
Source : Gallica

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