Constant Poignet, Souvenirs du siège de Paris, rôle de la garde nationale… (1871)
“ Le 2 décembre, la bataille, commencée dès l'aube par une surprise, fut acharnée et meurtrière : les nôtres, après avoir fléchi le matin, reprirent vigoureusement l'offensive et firent reculer l'ennemi sur sa seconde ligne. Ce succès, chèrement acheté, fut accueilli à Paris avec un enthousiasme facile à comprendre. Le général Trochu en était fier et radieux comme d'une brillante victoire, et il fit à la garde nationale, massée en colonnes au Tremblay, un de ces discours émus dont il a le secret et qui fut envoyé textuellement par moi à tous les journaux de Paris. ”
