Julien Petitpas

Résumé

Julien Petitpas L'Usinage des bois coloniaux (1931)

Sur un bois exigeant un angle réduit et un peu croisé, la surface est arrachée, chose à laquelle vous pouviez vous attendre. Mais, à votre émoi, il ne sort de la machine que de la poussière. Vous incriminez l’acier. Sans procéder à un nouvel affûtage, si vous pouviez régler convenablement l’angle d’attaque, vous auriez l’agréable surprise de voir la poussière se muer en jolis copeaux voltigeant comme de la neige. Indéniablement certains bois usent le fer très rapidement. On s’en rend compte surtout à la toupie qui travaille dans des conditions moins favorables que la raboteuse.
Source : Gallica

Julien Petitpas L'Usinage des bois coloniaux (1931)

La dureté, mesure statique, n’est pas non plus proportionnelle à la résistance qu’offre le bois à la pénétration d’un outil en marche, qui est d’ordre dynamique. Elle ne l’est pas davantage avec l’effort à exercer sur un outil à main qui dépend beaucoup plus de l’homogénéité du bois et de sa texture générale que de sa dureté. Deux bois ayant même dureté peuvent présenter d’énormes différences quant à leur réaction aux outils de toute nature. Au point de vue usinage, nous disposerons donc, avec la dureté, d’une cote caractéristique, indépendante de la force requise à l’outil.
Source : Gallica

Julien Petitpas L'Usinage des bois coloniaux (1931)

Mais dans une machine de construction parfaite, dont les rouleaux d’amenage sont exactement régies, dont les lames sont affûtées et posées par un habile ouvrier, vous ne produirez sur un certain nombre de bois qu’un travail malpropre si l’angle d’attaque des outils n’est pas adapté aux nécessités du moment. Ce n’est pas par la finesse du fer, c’est en modifiant l’angle d’attaque, en l’ajustant aux exigences de l’espèce traitée, qu’un parfait rabotage peut être obtenu, quelles que soient la texture et la dureté de cette espèce.
Source : Gallica

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