Rodolphe Töpffer,
Nouveaux Voyages en zigzag
“ Que l’on trempe seulement le bout de sa pique, ou, mieux encore, que l’on lance dans cette sorte de ruisseaux-là une souche, un tronçon d’arbre plus pesant qu’un homme, et l’on sera à même alors d’apprécier la violence avec laquelle ils poussent, ils entraînent, ils brisent... En un clin d’œil le tronçon est loin, bien loin, ballotté, refoulé, lancé, disparu, et l’on frémit en songeant à ce qu’il pourrait advenir d’un enfant qui, dans son inexpérience ou son étourderie, aurait cru pouvoir dédaigner de compter avec cette onde en apparence folle et pétulante, en réalité brutale et impitoyable. ”
