Jérôme Napoléon Bonaparte

Résumé

Jérôme Napoléon Bonaparte Revue des Deux Mondes

L’avènement du cabinet libéral du 2 janvier fut considéré en Italie comme l’abandon de la part de la France de toute arrière-pensée belliqueuse ; l’empereur, sous l’influence du parti clérical, n’ayant pas voulu régler les affaires de Rome, desquelles dépendait le traité avec l’Italie, le cabinet italien fut convaincu que le maintien du pape à Rome primait le désir d’avoir une alliance avec lui et l’Autriche, et, tout en applaudissant au changement libéral qui s’opérait en France, il éprouvait un certain regret de voir ajourner à une époque indéterminée la question romaine.
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Jérôme Napoléon Bonaparte Revue des Deux Mondes

M. de Beust, devenu premier ministre d’Autriche, quoique étranger, et après avoir fâcheusement conduit la politique de son pays, la Saxe, se considérait comme un esprit supérieur auquel un grand théâtre était nécessaire pour y développer ses qualités d’homme d’état ; avec plus d’esprit que de caractère, il était inquiet et agité. Il n’était pas jusqu’au prince de Metternich, ambassadeur d’Autriche à Paris, qui ne vît dans sa grande intimité avec les Tuileries un moyen de rehausser sa position et de servir efficacement son pays par son influence.
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Jérôme Napoléon Bonaparte Revue des Deux Mondes

La seule phrase ambiguë est celle où M. de Beust dit : « Nous ne pouvons exposer le saint-siège à la protection inefficace de ses propres troupes. » C’était une inexactitude et une phrase banale pour trouver un prétexte diplomatique à l’occupation de Rome par les Italiens. Le premier ministre d’une puissance catholique croyait devoir mettre en avant ce pauvre raisonnement du pape protégé contre lui-même. Cela ne mérite pas qu’on s’y arrête. L’important est que l’Autriche croyait l’occupation de Rome par les Italiens, malgré le pape, nécessaire, et qu’elle la conseillait.
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