Résumé

La politesse qui régnait à l'ancienne cour de France… (1814)

Au milieu de tant de guerres, de contrariétés, d'ennuis, cette politesse se conservait en France comme le feu sacré. Elle fut quelquefois bien prête à s'éteindre sous le ministère terrible du Cardinal de Richelieu, mais l'instant approchait où elle allait briller dans tout son éclat.
Louis XIV paraît, et on le voit sortir des troubles éphémères de la Fronde, comme un astre prédominant, embelli de toutes les lumières que répandait alors la France. La science avait, régné auparavant, le siècle du bon goût s'ouvrit alors. Une élégance simple et naturelle vint orner l'éloquence et la poésie.
Source : Gallica

La politesse qui régnait à l'ancienne cour de France… (1814)

Lorsque Henri IV parvint au trône, on lisait tous les écrits et toutes les lettres de ces Dames. Les mères les transmettaient à leurs filles; et long-tems après, c'était encore l'instruction et le charme ordinaire de la société. L'hiver , quand on était retiré dans le vieux château paternel, et que les familles de nos preux se réunissaient au salon, au coin de la large cheminée, on s'amusait de ces lectures ; la conversation venait ensuite : on discutait souvent avec vivacité, mais toujours avec politesse.
Source : Gallica

La politesse qui régnait à l'ancienne cour de France… (1814)

Tolérés par l'indulgence d'un gouvernement qui aime à pardonner, ils contracteront, à l'exemple de nos maîtres, l'habitude de la civilité française ; ils oublieront les moeurs, le ton, la manière de l'anarchie et de la démocratie ; ils sentiront que le modèle d'un Bourbon est préférable à celui d'un citoyen d'Ajaccio.
Après une révolution si épouvantable, c'est à vous d'opérer celle-ci, qui fera, avec le bonheur du peuple, la gloire de votre règne, ô Prince, l'aîné de nos Bourbons et si digne de l'être !
Source : Gallica

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