Résumé

Louis Froger Un amateur au XVIIe siècle : Gilles Renard (1893)

« Le gros Chaperon est de retour dans cette ville, il y vit une seconde fois aux dépens du bon M. Renard (2) ». Puis, un peu plus tard, le 3 novembre, de plus en plus irrité contre le peintre qui, après avoir achevé pour M. de Chantelou une copie de la Transfiguration de Raphaël, ne se pressait pas de la lui envoyer, il reprenait de plus belle : « Ce sont là des tours de ce gros bouffi de Chaperon, qui à la fin trompera le pauvre Renard, lequel est aussi simple qu'un oison (3) ».
(1) Voir plus loin, le testament de Gilles Renard.
Source : Gallica

Louis Froger Un amateur au XVIIe siècle : Gilles Renard (1893)

Il lègue à la marquise de Sablé, née Madeleine de Souvré, « une douzaine de platz, deux douzaines d'assiettes, un bassin en auvalle, deux esguierres, un vinegrier, un sucrier, le tout d'argent, et dix-neuf cent quarante livres » ; à son frère le grand prieur, plus souvent appelé le commandeur « huict sièges de satin blanc, en broderye de fleurs, nuée de soye » ; à leur nièce, Éléonore de Souvré, abbesse de Saint-Amand, à Rouen, « une couverture de thoille piquée blanche en broderye de bouquetz de soye torce pour faire une chasuble et un devant d'autel ».
Source : Gallica

Louis Froger Un amateur au XVIIe siècle : Gilles Renard (1893)

AMATEUR AU XVIIE SIÈCLE GILLES RENARD
Gourville est le type de ces hommes d'affaires, qui, partis de rien ou peu s'en faut, montent, par leur savoirfaire, à un rang plus ou moins élevé. Dévoués à ceux qu'ils servent sans s'oublier eux-mêmes, les services qu'ils rendent, et l'à-propos qu'ils y savent mettre, ne tardent guère à les tirer du vulgaire. Ne leur demandez pas d'être scrupuleux sur les procédés qu'ils emploient ; ils voient le but et s'inquiètent médiocrement du chemin qui y mène ; ils s'arrêtent moins encore aux difficultés, qu'aux moyens d'en triompher.
Source : Gallica

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