Lucien de Samosate,
Scènes de la vie des courtisanes
“ Quand elle s’arrêta, Lamprias ne dit rien, mais Diphilos vanta tant qu’il put son rythme et sa danse, disant comme son pied suivait bien la cithare, et comme sa jambe était belle, et dix mille autres choses, comme s’il parlait de la Sôsandra de Kalamis, et non de cette Thaïs, que tu connais bien et moi aussi puisque nous nous sommes baignées avec elle. Alors cette Thaïs se moqua de moi : « Si quelqu’une, dit-elle, n’était pas si honteuse d’avoir les jambes maigres, elle se lèverait aussi et danserait. » ”
