Résumé

Léon Brothier Ébauche d'un glossaire du langage philosophique (1863)

Mon moi c'est le centre de l'univers. Or pourquoi l'univers centralisé au point qui est mon moi, ne pourrait-il pas, tout-à-l'heure, être centralisé en un point différent? Mon moi n'a pas besoin, pour cela, de sortir de l'être que je suis, car je suis tout ce qui est. Partout où il est, il est chez lui. Partout où est mon centre, converge mon rayonnement ; partout où est mon centre ce qui l'entoure s'organise car mes organes ne sont autre chose que des intermédiaires entre mon centre et mon milieu.
Source : Gallica

Léon Brothier Ébauche d'un glossaire du langage philosophique (1863)

Vous verriez Dieu face à face que ce serait absolument comme si vous ne le voyiez pas, puisque, ne pouvant connaître ses qualités spécifiques, vous ne pourriez jamais dire : c'est lui. Chose bizarre, en apparence, jamais un aveugle de naissance n'a pu matériellement s'assurer de l'existence d'un clairvoyant. Quand cet aveugle prend ma main, il sent bien qu'il touche un être, un homme, mais un homme doué de la faculté de voir, non : car il ignore ce que voir signifie. Relativement à Dieu, nous sommes des aveugles, mais des aveugles qui s'étonnent et s'indignent de ne pas voir le jour.
Source : Gallica

Léon Brothier Ébauche d'un glossaire du langage philosophique (1863)

Car, encore une fois, la prière n'est pas autre chose qu'un témoignage que nous nous rendons à nous-mêmes de l'harmonie universelle et de l'association des êtres. Comme nous venons de le dire, la prière n'a d'efficacité que sur nous, par la consolation qu'elle nous apporte, par la force qu'elle nous prête et par la disposition meilleure où elle nous place. Hors de nous, elle ne peut rien, mais, en nous et hors de nous, Dieu veille et agit et ce n'est pas en vain que nous comptons sur son secours.
Source : Gallica

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