Résumé

Léon Delbos Passé, présent et avenir de la France (1879)

Il est temps que ces guerres fratricides, qui ont de tout temps désolé le monde et qui semblent devenir de plus en plus fréquentes, cessent, et il est du devoir d'une nation libre et puissante de s'y opposer ou tout au moins de ne pas y aider en y prêtant son appui.
La France a toujours vulgarisé les grandes idées; c'est elle qui a offert au genre humain les droits de l'homme, c'est elle qui, la première, a élevé sa voix contre l'esclavage ; c'est donc à elle de prendre parti pour le faible opprimé contre le fort oppresseur, et non de s'allier avec le fort pour écraser le faible.
Source : Gallica

Léon Delbos Passé, présent et avenir de la France (1879)

Quand un roi de France, plus libéral et plus intelligent que les autres, eut appelé auprès de lui des conseillers sortis des rangs du peuple, est-ce que les nobles ne les traitèrent pas avec le plus grand mépris, et est-ce que plusieurs fois ils ne les firent pas saisir et pendre? Voilà comment l'on traitait les représentants de la nation dans ce bon vieux temps, si cher aux descendants des vieilles et antiques familles.
Source : Gallica

Léon Delbos Passé, présent et avenir de la France (1879)

Parmi les pays qui se montrèrent les plus grands amis de la France en détresse, il faut citer l'Angleterre, qui se garda bien de faire un pas en notre faveur au moment du danger. Quand je dis, l'Angleterre, je veux parler de ceux qui étaient alors à la tête du gouvernement et non pas du peuple de la Grande-Bretagne qui aurait acclamé avec la joie la plus vive et la plus sincère le décret qui aurait annoncé que l'ancienne ennemie de la France allait tendre la main à celle qui, avec le plus grand désintéressement, lui avait prêté main-forte en Crimée.
Source : Gallica

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