Marcel Lenglart, Théories de la philosophie politique contemporaine (1947)
“ Chaque nation a ainsi son genre de vie, ses réactions propres, résultat d'habitudes héréditaires et d'un libre choix. Ainsi, il n'est pas, de chaque côté d'une frontière, de populations plus amies que la belge et la française mais chacune tient, et à bon droit, à ses préférences intellectuelles, à ses mœurs, à son unité politique. Que dire d'une fédération qui unirait des peuples aussi divers que les Espagnols et les Allemands et sous quel égide et pour quelles raisons ? Ce serait alors un chef-d'œuvre d'anarchie, le chaos organisé et le nid de querelles le plus fécond qui se puisse rêvier. ”
