Max-André Rayjean

Résumé

Max-André Rayjean Relais Kéra (1969)

Clexon... Ne me touchez pas !
— Allons, ne criez pas comme ça. Montrez que vous êtes un homme. Je n'ai pas fait autant d'histoire lorsque Cham m'a piqué. Oh ! Rassurez-vous, vous ne sentirez rien.
Bergsel gémit encore un moment, puis ses muscles se détendent. Il sent un corps sur le sien, un corps qui le paralyse. Ses doigts touchent une substance membraneuse et, tout d'un coup, la Chose devient visible. C'est un énorme papillon noir.
L'ingénieur éprouve une soudaine volupté. Les ailes de l'insecte distillent une chaleur engourdissante, un parfum enivrant.
Source : Gallica

Max-André Rayjean Relais Kéra (1969)

Le monticule surgit, humecté de bave, de liquide. Il grandit, soulève ses deux mètres cinquante et Vüller remarque que, à ce moment, tous les orifices sont colmatés. Le bourrelet supérieur touche le bourrelet inférieur, d'une façon étanche, comme les paupières d'un œil fermé.
Le technicien recule de quelques pas. Il ne songe même pas à appeler ses compagnons, au sommet de la colline 107. Il croit que Jivara le surveille depuis la base, grâce à tout son appareillage de contrôle, et qu'il interviendra en cas de besoin. Il se sent si bien protégé qu'il est décidé à prendre certains risques.
Source : Gallica

Max-André Rayjean Relais Kéra (1969)

Deux antennes souples, sensibles, garnissent l'extrémité de sa tête où apparaissent
deux yeux globuleux extrêmement mobiles. Sans doute la comparaison avec un papillon terrestre amène à une idée fausse, erronée.
Celui de Kéra est beaucoup plus gros que n'importe quel insecte de la Terre. Son corps de chenille est noir aussi, comme ses ailes. Dans la nuit, il passe totalement inaperçu, se confond avec les ténèbres.
Jivara ne se doute de rien. Il continue sa ronde inutile et il la continuera jusqu'à ce que Clexon vienne le relever, à l'aube. Il a lui-même remplacé Luzzi, à une heure du matin.
Source : Gallica

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