Résumé

Michel Bréal Le Baccalauréat en Allemagne et en France

On sait combien il est souvent parlé dans notre pays de la toute-puissance de l’état ; pourtant, lorsqu’on regarde de près l’organisation de notre enseignement, on voit que cette toute-puissance est plus apparente que réelle, et qu’en d’autres pays, sans grand luxe d’administration et sans entretenir tout un personnel d’inspecteurs, l’état agit bien plus sûrement sur le fond des études. En France, l’état, hors des établissemens d’instruction publique qu’il possède et qu’il gère lui-même, n’exerce aucune action directe sur l’enseignement.
Source : Wikisource

Michel Bréal Le Baccalauréat en Allemagne et en France

Si la commission est convaincue que le candidat n’est pas en mesure de réparer un premier échec, elle a l’obligation de l’en avertir, et elle doit l’engager d’une façon pressante à faire choix d’une carrière où les études d’université ne soient pas nécessaires. Sur le certificat de maturité, on ne se contente pas d’inscrire que le candidat a été admis avec telle ou telle note, le diplôme doit contenir le jugement que le directeur du gymnase, d’après le travail et la conduite des dernières années, porte sur le caractère, le savoir et les aptitudes de l’élève.
Source : Wikisource

Michel Bréal Le Baccalauréat en Allemagne et en France

Cependant, si nous avons nos mérites qu’il faut conserver et accroître, il serait bien déraisonnable de fermer les yeux sur les autres nations par peur de compromettre notre originalité. Ceux qui craignent que nous ne devenions les copistes de l’Allemagne peuvent se rassurer : si nous l’imitons jamais en ce qu’elle a de bon, ce ne sera qu’à notre manière, et il nous sera impossible de n’être pas nous-mêmes en l’imitant.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature