Résumé

Paul Georges Chevalley (1931)

“ Cet hiver j'ai aperçu un coin de mon rêve, j'ai soulevé le rideau, j'ai revu que le rêve était réalisable, je suis sûr que je le réaliserai et que l'amour comme je le conçois n'est pas un romantisme exagéré, mais au contraire quelque chose comme l'essence de la vie.
Mais il faut attendre de trouver quelqu'un qui ait cette simplicité, qui soit comme un petit enfant, car c'est comme pour acquérir la vie éternelle — c'est comme la « Fête étrange » — c'est comme moi qui n'aspire qu'à rester gosse toute ma vie, tout en m'adaptant aux années.
”
Source : Gallica

Paul Georges Chevalley (1931)

“ Aucun être n'est moins fait que lui pour se résigner au sort humilié de l'infirme. Il va se donner la mort. Sauvé malgré lui, il videra lentement la coupe plus amère que celle qui devait lui verser le sommeil définitif. Il détachera de lui cette tendre Noëlle, qu'il ne cesse d'aimer; il transmettra à Pierre, l'adolescent plein de force, l'idéal d'action bienfaisante que son être diminué ne peut plus accomplir.
Dans cette pure tragédie, Chevalley affronte la Mort, la regarde au visage; il pèse, comme en se jouant, les valeurs essentielles de notre monde humain.
”
Source : Gallica

Paul Georges Chevalley (1931)

“ Notre vie est trop pleine que nous nous attachions à ce qui est échu et n'a pu se réaliser dans sa perfection, à ce qui fut un idéal glorieux et un désir de grandeur, et qui n'est plus qu'une œuvre inachevée contresignée de la Mort. Ton œuvre, ton œuvre, que nous avons vécue ensemble, soufferte ensemble, côte à côte, ne serait-elle qu'une imparfaite ébauche de ces promesses encloses en toi ?
Ton œuvre, ton œuvre, ce Vent Debout où tu mis de ta vie et de ton sang, voici qu'il n'est plus qu'une promesse échue.
”
Source : Gallica

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