Philippe de Montenon

Résumé

Philippe de Montenon Un Croquis vendéen ; par Ph. de Montenon (1865)

Après l'événement providentiel dont je viens de vous parler, il y eut de la fille de M. de Sanglier à sa Louise une sorte d'épanchement délicieux. Chaque journée, durant des semaines, fut comme un pèlerinage dans le passé. La malade parlait ou dictait, la fille, en bénissant Dieu, écoutait ou écrivait, et si Mme de Lescure se fût trouvée en tiers entre les deux femmes, nous aurions un autre chef-d'oeuvre.
Source : Gallica

Philippe de Montenon Un Croquis vendéen ; par Ph. de Montenon (1865)

Mme de Sanglier, à bout de force, rend son âme à Dieu. Sans doute elle quittait une triste vie et de tristes temps, et cependant de quelle douleur dut être empreint son dernier regard, quand il tomba sur deux chères fillettes abandonnées au milieu des horreurs de la guerre civile ! Quand on souffre seul, la mort est une délivrance , quand il y a lieu d'aider à souffrir ce qu'on aime, elle reste un immense sacrifice.
Source : Gallica

Philippe de Montenon Un Croquis vendéen ; par Ph. de Montenon (1865)

Entrons sans bruit, tenons-nous immobiles derrière le vieux paravent qui oppose l'obstacle de ses ais à demi brisés aux courants d'air venant de la porte mal close, il se trouvera bien quelque percée nous permettant de plonger nos regards jusqu'à l'âtre. Là pétillent des débris de sarment du clos voisin jetés sur les bûches pour rendre la flamme et plus vive et plus claire. Au coin, dans un fauteuil de paille, tout enveloppée de coussins et de couvertures, une pauvre malade tremble, non de froid, mais d'émotion.
Source : Gallica

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