Résumé

Pierre Charles Delanoë Éloge historique de feu Mgr Charles-Louis de Salmon Du Châtellier… (1842)

Le digne et vertueux Prélat s'occupait ainsi exclusivement des besoins spirituels de son vaste diocèse dont il visitait régulièrement une portion chaque année, administrant le sacrement de confirmation, se communiquant à ses prêtres comme un père à ses enfants, leur donnant des conseils pleins de sagesse et de prudence, lorsque Charles X, arrivé au trône par la mort de son frère, s'empressa de l'élever à la dignité de la pairie. Cette faveur du monarque qui en aurait réjoui tant d'autres, qui aurait peut-être même excité leur ambition, ne fit autre chose que l'attrister.
Source : Gallica

Pierre Charles Delanoë Éloge historique de feu Mgr Charles-Louis de Salmon Du Châtellier… (1842)

C'est ainsi qu'il s'occupa constamment à rendre utile à la religion un long exil de vingt-deux ans, lorsqu'enfin Dieu jeta un regard de pitié sur la France. Il l'avait longuement châtiée par l'anarchie et le despotisme lorsqu'il lui rendit, avec ses princes légitimes, la paix et le bonheur qu'elle avait perdus avec eux, et qu'elle ne devait retrouver qu'avec eux.
Source : Gallica

Pierre Charles Delanoë Éloge historique de feu Mgr Charles-Louis de Salmon Du Châtellier… (1842)

Elle le mettait dans la nécessité de s'occuper de la politique, et il eût voulu y demeurer toute sa vie étranger : elle l'exposait à priver son diocèse d'une partie de son temps, et il le lui avait consacré tout entier. Le respect profond, l'affection sincère qu'il avait pour ce prince, dont il connaissait à fond la belle âme, lui fit faire un sacrifice pénible en le portant à accepter cette dignité. Il ne s'en consola que par l'espoir de pouvoir défendre au besoin, avec plus de force et d'efficacité, les intérêts de la religion
Source : Gallica

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