Pierre-Gratien Jousset

Résumé

Pierre-Gratien Jousset Sur la rage : quelques mots (1868)

Les chiens de salon, de luxe, élevés dans des conditions anormales, bien éloignées de ce que veut la nature, sont bien plus enclins à tomber malades. De plus, le chien de salon, vivant au milieu de nous, dans un contact continuel avec maîtres, enfants, domestiques, donne plus facilement la rage que le chien de ferme qui, vivant libre, garde mieux sa santé ; et qui enragé, fuit, erre, se jette sur les animaux, rarement sur l'homme, divulgue sa maladie et se fait tuer d'un coup de fusil. En surélevant l'impôt, les chiens de luxe ne seront pas supprimés
Source : Gallica

Pierre-Gratien Jousset Sur la rage : quelques mots (1868)

Le chien est l'un des animaux les plus intéressants ; il est l'ami de l'homme; on trouve en lui une remarquable intelligence, de la fidélité, de la reconnaissance, du dévouement, des qualités qui souvent dépassent celles du maître. Le chien est un animal utile qui a droit à notre protection. Cependant, les chiens étant en abondance, au-delà de l'utile, il est bien permis de prendre des mesures pour borner sa propagation à la limite du nécessaire ; de faire ce raisonnement, qu'en diminuant la race canine de moitié, on
pourra diminuer les cas de rage, de pareil nombre, avantage à considérer
Source : Gallica

Pierre-Gratien Jousset Sur la rage : quelques mots (1868)

« De la rage des animaux domestiques au point de vue de la police sanitaire. »
L'esprit de l'homme est essentiellement curieux et chercheur ; les preuves en sont infinies. Certes, il y a loin de l'homme sortant des mains de la nature, faisant d'un caillou sa première arme offensive et défensive, son premier couteau, son premier outil, à l'homme de nos sociétés présentes. Eh bien, quelqu'inventif qu'ait été l'esprit humain, quoiqu'on ait énormément cherché depuis des siècles, on ne sait pas le premier mot de la rage
Source : Gallica

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