Résumé

Th. Dallez Revue des Deux Mondes

La grande forteresse de Zimbabyé, dit-il, est assurément la construction la plus compliquée et la plus mystérieuse qu’il m’ait été jamais donné de contempler. C’est en vain qu’on cherche à se représenter par la pensée ce qu’a pu être autrefois ce labyrinthe avec ses approches bien gardées et tortueuses, avec ses murs ornés de monolithes et de tours rondes, ses temples décorés d’immenses oiseaux en pierre, ses coupes colossales couvertes d’ornemens, et puis, aux coins les plus reculés, ses fonderies d’or.
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Th. Dallez Revue des Deux Mondes

Envisagée toute seule, cette forteresse est une merveille en son genre ; mais quand on la considère en même temps que la ruine circulaire du pied de la colline et les autres ruines éparpillées sur une vaste étendue de terrain, on ne peut s’empêcher de reconnaître que cette ancienne race devait être très puissante, et posséder aussi une grande habileté dans l’art de la construction et dans la science de la stratégie.
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Th. Dallez Revue des Deux Mondes

La partie la plus finie du mur d’enceinte a le même aspect que la partie du mur du grand Zimbabyé qui a été la plus soigneusement construite ; l’autre partie, qui correspond à la portion de ce mur plus grossièrement édifiée n’a jamais été achevée à Matindela ; la solidité de la bâtisse sur la face sud-est, les soins et les dépenses qui ont dû être consacrés à sa décoration, tandis que la face nord restait inachevée et comme négligée, toutes ces considérations ont fait croire à M. Bent que c’est plutôt un temple qu’une forteresse que les anciens résidans s’étaient proposé d’élever.
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