Résumé

Troisième centenaire de Saint Jean de la Croix Carmel d'Aire-sur-l'Adour (1892)

La physionomie extérieure de saint Jean de la Croix, c'est le renoncement et la mortification; sa physionomie intérieure, c'est l'amour.
A l'extérieur, en effet, saint Jean de la Croix est un Saint effrayant d'austérité : il mortifie son corps et tous ses sens d'une manière qui paraît dépasser les forces de la nature et il justifie sa conduite par cette parole étonnante : « Si quelqu'un venait vous conseiller une doctrine large, ne l'écoutez jamais, alors même qu'il la confirmerait par des miracles. »
Source : Gallica

Troisième centenaire de Saint Jean de la Croix Carmel d'Aire-sur-l'Adour (1892)

« Je vis, non ce n'est plus moi qui vis, mais c'est Jésus-Christ qui vit en moi. » Parvenu à ce sommet, saint Jean de la Croix chante, dans le Cantique Spirituel, les métamorphoses sublimes de l'âme qui par l'entendement et par la volonté s'identifie en quelque sorte avec Dieu et qui, par participation et par communication, devient Dieu, pour employer l'expression hardie de saint Grégoire de Nazianze.
Source : Gallica

Troisième centenaire de Saint Jean de la Croix Carmel d'Aire-sur-l'Adour (1892)

Il pratiqua même le renoncement à l'égard des biens spirituels, tels que visions, révélations, ravissements, extases préférant se guider par les lumières de la foi toute nue. En un mot, il tient constamment pour règle de conduite cette parole que le Psalmiste adresse aux hommes de la part de Dieu : « Laissez tout et voyez que je suis le Seigneur, » et, selon la doctrine qu'il enseigne dans tous ses écrits, il fait le vide absolu dans toutes ses facultés et dans toutes ses puissances, afin d'y faire régner Dieu en maître et en souverain.
Source : Gallica

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