“ Et le Yogî se retrouvera être ce qu’il est, ce qu’il a toujours été, l’essence du savoir, l’immortel, l’omnipotent. Le Samâdhi est à la portée de tout être humain, que dis-je ? de tout animal même. À un moment donné, chaque créature, depuis l’animal le plus bas jusqu’à l’ange le plus haut, devra atteindre cet état, et c’est alors, et alors seulement, que la religion commencera pour lui. En attendant, que faisons-nous ? Nous luttons pour atteindre à cet état futur. Entre nous et ceux qui n’ont pas de religion il n’y a pour l’instant aucune différence, parce que l’expérience nous fait défaut. ”
Résumé
“Râja-yoga”, est une œuvre de Vivekananda. Des thèmes tels que Prâna, Yogî ou Râja Yoga y sont abordés.
Citations de Râja-yoga (Vivekananda)
“ Yama, Niyama, Âsana, Prânâyâma, Pratyâhâra, Dhâvana, Dhyâna, et Samâdhi. Ce que l’on nomme Yama consiste à ne faire de tort à personne, à être véridique, à n’être pas envieux, à être chaste, à ne recevoir aucun présent ; tout cela purifie le mental, la Chitta. Ne faire aucune peine, par la pensée, par la parole, ou par l’acte, jamais, à aucun être vivant se nomme Ahimsa, ou : ne pas faire de mal. Il n’y a pas de vertu plus haute que celle-là. Il n’y a pas de plus grand bonheur que celui de l’homme qui arrive à cette bienveillante attitude envers toute la création. ”
“ Il est mon adorateur bien-aimé, il est mon Bhakta bien-aimé ; il n’est jaloux d’aucun être au monde ; il est l’ami de tous ; il est celui qui ne possède rien à lui, celui qui n’a point d’égoïsme ; celui qui est toujours satisfait ; celui qui travaille toujours en Yoga, qui a su maîtriser son moi, dont la volonté est inébranlable, dont la pensée et l’intelligence me sont consacrées ; sachez qu’il est lui, mon Bhakta bien-aimé. Jamais il n’est la cause d’un trouble et n’en cause jamais non plus aux autres. ”
“ Le but de toute âme est la conquête de la liberté, de la maîtrise de soi, c’est l’affranchissement de l’esclavage de la matière et de la pensée, la domination de la nature extérieure et intérieure. Tout courant de volonté venu d’autrui, et quelle que soit la forme par laquelle il me parvienne, soit par la domination de mes organes, soit en me contraignant à les dominer moi-même pendant que je suis sous une influence morbide, loin de me mener vers ce but, ne fait que river un chaînon de plus à la lourde chaîne préexistante des pensées, des superstitions anciennes qui nous tiennent captifs. ”
“ Cet état méditatif est l’état le plus élevé de l’existence. Tant que le désir subsiste il ne peut y avoir de bonheur véritable. La joie et le bonheur vrais ne peuvent nous venir que de l’étude contemplative des objets. L’animal puise son bonheur dans ses sens, l’homme dans son intelligence, et le Dieu dans la contemplation spirituelle. Le monde n’apparaît vraiment dans toute sa splendeur qu’à l’âme qui a atteint à cet état de contemplation. Pour celui qui ne désire rien, qui ne se mêle à rien, les innombrables transformations de la nature constituent un merveilleux et sublime panorama. ”
“ D’où viennent toutes ces vérités concernant la vie humaine, la morale, l’immortalité de l’âme, Dieu, l’amour et la sympathie, la bonté et, par-dessus tout, l’altruisme ? Toutes les morales, toute action, toute pensée humaine, découlent de cette idée unique : le non-égoïsme ; la raison d’être de la vie humaine peut se résumer en ce seul mot « Altruisme ». Pourquoi ne serions-nous pas égoïstes ? ”
“ Il faut, par conséquent, qu’elle vienne de la supra-conscience et on donne à Samâdhi le nom de : état supra-conscient. Telle est, en résumé, l’idée de Samâdhi. Quelle est son application ? La voici : le champ de la raison ou des travaux conscients de l’esprit est petit. La raison humaine se meut dans un cercle étroit qu’elle ne peut pas franchir. Toute tentative dans ce but est vaine et c’est pourtant en dehors de ce cercle que se trouve tout ce que l’humanité a de plus cher. Y a-t-il une âme immortelle ? Dieu existe-t-il ? Une intelligence suprême dirige-t-elle l’univers ? ”
“ Pour conquérir ce savoir il n’existe qu’une méthode : la concentration. Le chimiste dans son laboratoire concentre toutes les forces de son intelligence en un foyer ; il en enveloppe les matières qu’il analyse et surprend ainsi leurs secrets. L’astronome concentre toutes les forces de son intelligence et les projette sur les cieux à travers son télescope. Le soleil, la lune, les étoiles lui deviennent familiers. Plus je concentre ma pensée sur le sujet dont je vous parle, plus je l’éclaire. ”
“ La pensée qui dépasse le niveau de la conscience personnelle porte le nom de Samâdhi ou supra-conscience. C’est un état supérieur à celui de la conscience. Comment savons-nous qu’un homme qui est dans l’état de Samâdhi, n’est pas tombé dans un état pire que l’état conscient, qu’il ne s’est pas abaissé au lieu de s’élever ? Dans les deux cas, l’égoïsme est absent. Nous reconnaissons ce qui est en dessus et ce qui est en dessous, par les effets, par les résultats du travail. L’homme qui dort profondément est à un niveau inférieur au niveau de conscience. ”
“ Il ne suffit pas que l’homme ait l’âme pure s’il a le corps sale. Lorsqu’on ne peut pas avoir les deux propretés, celle de l’âme est préférable à l’autre, mais nul ne deviendra un Yogî s’il n’est à la fois pur de corps et d’esprit. L’adoration se fait par la louange, par la mémoire, par la dévotion à Dieu. Nous avons parlé de Yama et de Niyama ; ensuite vient Prânâyâma. Prâna représente les forces vitales de son propre corps, et Yama, c’est la domination de ces forces. Il y a trois sortes de Prânâyâma : le très simple, le moyen, le supérieur. ”
“ Comment sais-je que c’est moi qui fais ce travail et personne autre ? On suggérera peut-être qu’il ne m’appartient que de manger, d’assimiler ma nourriture et que le soin de transformer mes aliments en sang est confié à quelqu’un d’autre. Mais cela est impossible, attendu qu’on peut prouver que presque tous les actes dont nous n’avons pas conscience peuvent nous devenir conscients. Il semble que le cœur batte en dehors de toute volonté, et aucun de nous, ici présent, ne sait le diriger ; il bat à son gré. ”
“ « Je ne viens pas pour détruire, mais pour accomplir », de même l’inspiration confirme toujours ce que veut la raison, est en directe harmonie avec elle ; chaque fois donc qu’elle la contredira, vous serez sûrs que ce ne sera pas là de l’inspiration. Toutes les étapes de Yoga ont pour but de nous amener scientifiquement à l’état supra-conscient ou Samâdhi. De plus, et c’est là un point capital qu’il faut comprendre, l’inspiration existe dans la nature de tout homme, autant qu’elle a existé dans celle des anciens prophètes. ”
“ Toute la science acquise jusqu’ici, à quoi la devons-nous sinon à la concentration des forces de l’esprit ? La nature est prèle à nous livrer ses secrets pourvu que nous sachions les lui demander. Seule la concentration nous le permet. Le pouvoir de l’intelligence humaine est sans limite. Il augmente avec la concentration ; tel est le secret. Il est plus aisé de concentrer sa pensée sur des objets extérieurs ; la pensée se porte naturellement sur eux ; mais lorsqu’il s’agit de religion, de psychologie, de métaphysique, le sujet et l’objet de la concentration ne font qu’un. ”
“ Pour comble de malheur, un démon pénétra en lui. Quels mots pourraient bien décrire l’agitation effrénée de ce singe ? La pensée humaine est semblable à lui ; sa nature même la fait constamment active ; elle se grise du vin des désirs, et accroît ainsi sa turbulence. Puis, après que la pensée a été prise par le désir, voici la piqûre du scorpion, la jalousie de ceux dont les souhaits sont exaucés ; enfin, le démon de la vanité s’empare de la pensée et la convainc de sa grande importance. Combien il est ardu de se rendre maître d’une pensée pareille ! ”
“ Si vous ne possédez pas toutes ces qualités jusqu’à la perfection, ne vous en effrayez pas, travaillez, et ce qui vous manque vous viendra. Celui qui a renoncé à tout attachement, à toute crainte, à toute colère, celui dont l’âme entière appartient au Seigneur, celui qui s’est réfugié auprès de Lui et dont le cœur est purifié, celui-là peut s’approcher du Seigneur et quelque désir qu’il nourrisse le verra satisfait. Adorez-donc le Seigneur, de tout votre savoir, adorez-le de tout votre amour ou de votre entier renoncement. ”
“ L’océan est formé de vagues énormes semblables à des montagnes, de vagues moins grosses, puis de plus en plus petites, jusqu’à n’être plus que de simples ondulations, mais au fond des unes comme des autres est l’océan infini. L’ondulation d’une part, la vague immense d’autre part, se rattachent toutes deux à l’océan infini. De même, le géant et le nain se rattachent tous deux à l’océan infini de l’énergie ; ceci constitue le droit commun de toute créature. Toute manifestation de la vie cache une provision d’énergie infinie. ”
“ La respiration n’est qu’un des nombreux exercices dont la pratique nous conduit au véritable Prânâyâma. Prânâyâma c’est la maîtrise, la domination de Prâna. Selon les philosophes de l’Inde, l’univers tout entier se compose de deux matières, dont l’une porte le nom de Akâsha. C’est l’existence partout présente et qui pénètre tout. Tout ce qui a forme, tout ce qui est le résultat de mélanges, procède de cet Akâsha. C’est de l’Akâsha que proviennent l’air, les liquides et les solides ; c’est l’Akâsha qui se transforme en soleil, terre, lune, étoiles et comètes ”
“ Et quand le centre de toutes les sensations est atteint, le cerveau, le cerveau tout entier, semble réagir ainsi que chaque molécule du corps ; réaction qui a pour conséquence le tout-puissant éclat de l’illumination, la perception du Soi. À mesure que la force Kundalinî chemine de centre en centre, les cellules successives de la pensée s’ouvrent l’une après l’autre et le Yogî perçoit l’univers en sa forme subtile ou grossière. C’est alors seulement qu’il connaîtra les causes de cet univers tant en sensation qu’en réaction, et c’est cette connaissance qui est la base de tout le savoir. ”
“ Voici un médecin allopathe, qui prescrit sa médication ; en voici un autre, homéopathe, qui, à son tour, donne ses conseils et guérit peut-être plus de malades parce qu’il n’a pas troublé leur économie et qu’il a laissé la nature faire son œuvre ; le guérisseur par la foi réussira mieux encore parce qu’il apportera la force de sa pensée pour aider à supporter le mal ; il stimulera, par la foi, le Prâna engourdi du patient. Mais les guérisseurs par la foi commettent constamment une erreur : ils croient que c’est la foi elle-même qui guérit directement le malade. ”
“ Elle bouillonne sans cesse et ressemble à notre singe qui se trémousse. Laissez sauter le singe tant qu’il le pourra ; attendez simplement et observez. Savoir, c’est pouvoir, dit le proverbe ; ce proverbe dit vrai. Tant que vous ignorez le travail de la pensée, vous ne pouvez pas la dominer. Rendez-lui complètement la main ; il se peut qu’elle accueille les plus laides idées et vous serez surpris d’avoir pu concevoir de semblables vilenies ; mais vous vous rendez compte que, chaque jour, les divagations diminuent de nombre et de violence, que la pensée s’apaise chaque jour. ”
“ Mais nous devons nous rappeler toujours qu’elles ne constituent que les moyens ; libérer l’âme, tel est le but, la fin, l’idéal que nous poursuivons par tout cet entraînement. Et cet idéal ne doit être rien moins que la domination absolue de la nature. C’est nous, non pas elle, qui devons être les maîtres ; nous ne devons subir le joug ni de l’intelligence ni du corps ; n’oublions pas que c’est notre corps qui nous appartient et non pas nous qui appartenons à notre corps. ”
“ Escroquer et voler autrui peut me procurer ce bonheur. Et qu’avez-vous à répondre à cela ? L’utilitaire n’a jamais rien à répondre. Sa réponse ? C’est que ce monde n’est qu’une goutte d’eau dans un océan infini, un anneau d’une chaîne sans fin. Où donc ont-ils pris leur morale, ceux-là qui prêchèrent l’altruisme et l’enseignèrent à l’humanité ? L’altruisme n’est pas instinctif, nous le savons bien ; les animaux, qui ont pourtant l’instinct, ne le connaissent pas. Il n’est pas raisonnable non plus. Il n’a rien de commun avec la raison. D’où cette morale est-elle donc venue ? ”
“ Les êtres doués de formidables forces de volonté, ceux qui remuent le monde, peuvent porter leur Prâna à un état de vibration intense, si forte, si puissante qu’elle subjugue les autres en un instant ; ces êtres attirent alors à eux des milliers de gens, et la moitié du monde adopte leur pensée. Les grands prophètes possédaient au plus haut degré la maîtrise du Prâna, et c’est ce qui leur donnait une force de volonté considérable. Leur Prâna avait atteint son plus haut degré de vie, et il en résultait pour eux le pouvoir d’entraîner le monde. ”
“ Chaque forme représente comme un tourbillon dans l’océan infini de la matière et ces tourbillons ne se ressemblent pas toujours. C’est ainsi que, dans un torrent impétueux, il peut y avoir des milliers de tourbillons, dans chacun desquels l’eau à tout instant se renouvelle, tourne sur elle-même pendant quelques secondes, et s’écoule, tandis qu’une eau nouvelle vient à son tour alimenter le tourbillon ; l’univers tout entier est un amas de matière changeant constamment dans laquelle nous sommes de petits tourbillons. ”
“ Dominer le Prâna c’est dominer son corps ainsi que tous les autres corps, parce que Prâna est la manifestation généralisée de la force. Arriver à la domination du Prâna, tel est le but unique que se propose le Prânâyâma. C’est à cela que tendent tous ses exercices et tous ses entraînements. Chaque homme doit regarder, d’abord autour de lui et commencer par apprendre à dominer ce qui l’entoure. Notre corps est ce qui nous est le plus proche ; rien ne nous est plus proche au monde, et notre pensée est la pensée qui nous touche de plus près. ”
“ Voici maintenant Prânâyâma ou règles de la respiration. Quel rapport cela a-t-il avec le pouvoir de concentration du mental ? La respiration est comme le volant de notre machine. Dans une machine puissante, c’est le volant qui se met en marche d’abord ; son mouvement se transmet à des rouages de moins en moins grossiers, jusqu’à ce que les plus délicats marchent d’accord avec l’ensemble. Eh bien, la respiration est ce volant qui fournit et régularise la force motrice dont chaque parcelle de notre corps a besoin. ”
“ Plus l’on descend profondément dans l’océan et plus la densité de l’eau augmente ; les animaux qui vivent au fond de la mer ne peuvent monter à sa surface, car ils y périraient. Représentez-vous l’univers tout entier comme un océan d’éther, qui vibre sous l’action du Prâna, et qui est formé de couches superposées vibrant chacune plus ou moins intensément ; dans les couches extérieures, les vibrations sont moindres ; elles deviennent de plus en plus rapides à mesure que l’on s’approche du centre et chaque catégorie, ou mode de vibration, constitue un plan. ”
“ Tel est l’idéal du Yogi ; toute la science de Yoga tend vers ce seul but : apprendre aux hommes à gagner du temps en augmentant l’effort ; à rendre le pouvoir d’assimilation plus intense et à abréger de la sorte le temps qu’il faut pour atteindre à la perfection, au lieu d’avancer à petits pas en attendant que toute l’humanité se soit développée et soit devenue parfaite. ”
“ Si la vie n’est qu’un petit rien du tout qui doit durer cinq minutes, si l’univers n’est qu’une combinaison fortuite d’atomes, pourquoi ferais-je du bien à mon prochain ? Pourquoi la pitié, la justice, la solidarité existeraient-elles ? la meilleure chose à faire en ce monde serait que l’on moissonnât, pendant que brille le soleil, chacun pour son propre compte. ”
“ C’est pourquoi le Râja Yoga ne demande jamais quelle religion est la nôtre, si nous sommes déistes ou athées, chrétiens, juifs ou bouddhistes. Nous sommes des hommes : cela suffit. Tout être humain a le droit de raisonner, de demander le pourquoi des choses, et de répondre lui-même à ses propres questions, s’il en veut prendre la peine. L’étude du Râja Yoga ne nécessite donc aucune foi, aucune croyance. « Ne croyez rien que vous n’ayez vérifié vous-même, » voilà ce qu’il nous dit. La vérité se passe de tuteur qui la soutienne. ”
“ Cette science dont nous parlons, à quoi sert-elle ? D’abord le savoir est en lui-même la plus belle récompense du savoir ; il a aussi son utilité : il nous affranchit de toute misère. Pour l’homme qui, par l’analyse de sa propre intelligence, se trouve face à face avec quelque chose d’impérissable, de naturellement et éternellement pur et parfait, — finie sa misère, fini son malheur. Toute misère naît soit de la peur, soit d’un désir inassouvi. Que l’homme se convainque qu’il ne mourra jamais, il n’aura plus peur de la mort. Qu’il se sache parfait, il n’aura plus de vains désirs ”
“ L’uniformité est la loi rigoureuse de la nature : « ce qui est arrivé une fois peut toujours arriver. » Les maîtres qui enseignent la science du Yoga déclarent donc que la religion n’est pas seulement basée sur l’expérience des temps passés ; l’homme, ajoutent-ils, ne peut pas être religieux tant qu’il n’a pas éprouvé lui-même des perceptions religieuses. Le Yoga est la science qui nous enseigne à en connaître. Il est vain de parler religion tant qu’on n’a pas senti la religion. ”
“ Le Yogî possédera différents pouvoirs, et s’il cède à la tentation de l’un quelconque de ces pouvoirs, il se barrera la route du progrès. Tel sera le châtiment que lui vaudra la recherche des plaisirs. Mais s’il est assez fort pour dédaigner jusqu’à sa miraculeuse puissance il atteindra au but du Yoga, à savoir : la suppression totale des vagues dans l’océan de la pensée ; alors l’âme glorieuse, dégagée des distractions de la pensée ou des mouvements du corps, brillera dans toute sa splendeur. ”
“ Chez le Yogî seul, le Sushumnâ est ouvert. Lorsqu’il s’ouvre et que la pensée commence à s’élever en lui, nous passons à un état qui est au delà des sens ; nos intelligences deviennent supra-sensorielles, supra-conscientes, nous gagnons des hauteurs qui dominent l’intelligence et auxquelles le raisonnement ne peut atteindre. Le but principal du Yogî est d’ouvrir ce Sushumnâ, le long duquel, selon lui, sont rangés les centres de distribution, que, dans un langage plus imagé, les Yogîs nomment les lotus. ”
“ Celui, donc, qui demande à autrui de croire aveuglément, ou qui entraîne l’humanité à sa suite par la domination qu’il exerce grâce à sa puissante volonté, fait œuvre malsaine, encore que ses intentions aient pu être pures. Servez-vous par conséquent de votre propre intelligence ; dominez vous-même votre corps et votre pensée ; souvenez-vous que, tant que vous n’êtes pas malade, aucune volonté étrangère ne peut s’imposer à vous ; détournez-vous enfin de quiconque, quelle que soit sa volonté ou sa bonté, vous demande de croire aveuglément. ”
Termes fréquents
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