“ Mais ce qui est plus important à remarquer pour la connaissance de la doctrine philosophique, c’est le sens propre du mot samâdhi. Ce terme signifie « l’état de l’esprit qui se contient lui-même, » idée que ne rend qu’imparfaitement notre mot de méditation, où il reste encore trop de la notion d’une activité appliquée à quelque chose qui est distinct d’elle. C’est un point qui sera mis hors de doute quand nous examinerons les quatre degrés du dhyâna ou de la contemplation, dont le samâdhi, ou la possession de l’intelligence qui se renferme en elle-même, est un des éléments fondamentaux. ”
Samâdhi
Définition et enjeux
Le thème de “samâdhi” a été abordé par des auteurs tels que Vivekananda, Albert de Rochas d'Aiglun, Antoine de La Mazelière ou Henry Steel Olcott. Il est souvent associé à des termes comme Samuel, Dieu, Israël, Samaritains ou Saül.
Citations sur “samâdhi”
“ Il faut, par conséquent, qu’elle vienne de la supra-conscience et on donne à Samâdhi le nom de : état supra-conscient. Telle est, en résumé, l’idée de Samâdhi. Quelle est son application ? La voici : le champ de la raison ou des travaux conscients de l’esprit est petit. La raison humaine se meut dans un cercle étroit qu’elle ne peut pas franchir. Toute tentative dans ce but est vaine et c’est pourtant en dehors de ce cercle que se trouve tout ce que l’humanité a de plus cher. Y a-t-il une âme immortelle ? Dieu existe-t-il ? Une intelligence suprême dirige-t-elle l’univers ? ”
“ Et le Yogî se retrouvera être ce qu’il est, ce qu’il a toujours été, l’essence du savoir, l’immortel, l’omnipotent. Le Samâdhi est à la portée de tout être humain, que dis-je ? de tout animal même. À un moment donné, chaque créature, depuis l’animal le plus bas jusqu’à l’ange le plus haut, devra atteindre cet état, et c’est alors, et alors seulement, que la religion commencera pour lui. En attendant, que faisons-nous ? Nous luttons pour atteindre à cet état futur. Entre nous et ceux qui n’ont pas de religion il n’y a pour l’instant aucune différence, parce que l’expérience nous fait défaut. ”
