“ Nous y avons vu la race d’Enac. 30 Amalec habite vers le midi ; les Héthéens, les Jébuséens et les Amorrhéens sont dans les pays des montagnes ; et les Chananéens sont établis le long de la mer et le long du fleuve du Jourdain. 31 Cependant le murmure commençant à s’élever contre Moïse, Caleb fit ce qu’il put pour l’apaiser, en disant ; Allons et assujettissons-nous ce pays ; car nous pouvons nous en rendre maîtres. 32 Mais les autres qui y avaient été avec lui, disaient au contraire ; Nous ne pouvons point aller combattre ce peuple, parce qu’il est plus fort que nous. ”
Citations sur “Amalec”
Victor Duruy,
Abrégé d'histoire ancienne : avec des cartes géographiques…
(1862)
“ Elles semblent un jardin de délices près d'un fleuve, un bois de cèdres au bord des eaux. « Une étoile sortira de Jacob ; un homme s'élèvera dans Israël ; il brisera les chefs de Moab. L'Idumée deviendra son domaine; l'héritage de Séir passera en ses mains. Amalec, toi, le premier des peuples , la destruction sera ton partage. » Balaam n'avait pu maudire, mais il donna à Balac un conseil perfide, et bientôt tout Israël, séduit par l'impureté des filles de Moab et de Madian, retomba dans l'idolâtrie. Le Seigneur fit périr 24 000 coupables ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Amael vit auprès d’une des galeries un jeune homme de haute et robuste taille, à barbe noire et touffue, portant les riches habits des évêques ; deux de ses esclaves venaient de lui amener un cheval des plus pacifiques, ainsi qu’il convient à un prélat, et de l’approcher d’un banc de pierre, afin qu’il fût plus facile à leur maître d’enfourcher sa monture ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Amael, habitué par le métier de la guerre à évaluer les distances, pensait qu’en marchant jusqu’au soleil couchant, et qu’en se remettant en route, après une heure de repos, il serait possible d’arriver à la fin du jour suivant aux confins de la Bretagne. Septimine était assise auprès de Rosen-Aër et d’Amael ; les apprentis, étendus sur l’herbe, terminaient leur frugal repas. Le vieil orfévre, ayant aussi réparé ses forces, tira d’une poche de son sarrau un paquet soigneusement enveloppé d’un morceau de peau. Les jeunes gens suivirent avec curiosité les mouvements du vieillard. ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Voici ce que vit Amael à la clarté du flambeau : Vortigern, profondément endormi, couché, son épée nue à côté de lui, défendait l’entrée de la cabane, car, pour y pénétrer, il eût fallu marcher sur son corps placé en travers du seuil. Au fond de cette retraite, Thétralde, étendue sur un lit de mousse et soigneusement couverte de la tunique du jouvenceau, dormait aussi d’un profond sommeil, sa tête, candide et charmante, posée sur l’un de ses bras replié. Telle était la persistance de leur sommeil, que ni la jeune fille ni Vortigern ne furent d’abord réveillés par la lumière de la torche. ”
Théophile Gautier,
Partie carrée
“ Les passants commençaient à regarder avec surprise cette belle jeune fille vêtue de blanc, cette fiancée sans époux, debout sous cette voûte sombre. En pénétrant dans l’église, Amabel sentit tomber sur ses épaules, à peine abritées par un léger voile de dentelles, un froid humide et claustral ; il lui sembla être enveloppée pour toujours par la fraîcheur du couvent et du sépulcre. Elle eut comme le pressentiment de passer de la lumière dans l’ombre, du bruit dans le silence, de la vie dans la mort. Elle crut entendre se briser dans sa poitrine le ressort de sa destinée. ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Amael, à la vue de sa mère et de Septimine, dont la douce image lui était toujours restée présente depuis leur première entrevue au couvent de Saint-Saturnin, joignit ses mains avec force, et ses traits exprimèrent à la fois résignation, respect, reconnaissance.—Et maintenant, mes enfants,—dit l'orfévre aux jeunes esclaves,—prenez vos limes et sciez les barreaux; moi et l'un de vous, nous allons mettre le creuset sur le brasier, y fondre les métaux. Ricarik peut venir, il faut qu'il nous croie occupés de notre fonte. ”
Régis Roy,
Le secret de l’amulette
“ LE SECRET DE L’AMULETTE Naturellement, la première pensée des deux gentilshommes fut pour le talisman du Bison dans lequel était enfermé le secret devant les rendre possesseurs de grandes richesses. L’amulette représentait un aigle les ailes ouvertes et n’était pas sans mérite au point de vue artistique. Le rude enfant des bois qui l’avait façonnée avait dû y consacrer beaucoup de temps, en sus d’un certain talent, pour couper ou sculpter d’un morceau de corne, l’objet qui selon la croyance de son auteur, devait servir de préservatif contre beaucoup de choses plus ou moins redoutables. ”
“ C’est ma sœur. Abimélec donc, roi de Guérar, envoya des gens pour enlever Sara. 3 Mais Dieu, pendant la nuit, apparut en songe à Abimélec, et lui dit : Voici, tu es mort, à cause de la femme que tu as prise ; car elle a un mari. 4 Or, Abimélec ne s’était point approché d’elle. Il répondit donc : Seigneur, puniras-tu aussi de mort la nation juste ? 5 Ne m’a-t-il pas dit : C’est ma sœur ? Elle-même aussi n’a-t-elle pas dit : C’est mon frère ? ”
Régis Roy,
Le secret de l’amulette
“ UNE SURPRISE En route, Pierre demanda à Joseph s’il raconterait au juge tout ce qu’il savait concernant les confidences et le trépas du sauvage. — Non, répondit Joseph. Le secret que m’a révélé le Bison m’appartient désormais, et je ne vois pas qu’il soit sage d’en parler. Il y en a trop qui voudrait en profiter. — En effet, c’est bien ce que je pense. Mais il me vient une idée : c’est, qu’il serait plus prudent de prendre le contenu de l’amulette et de le laisser chez moi, n’emportant que le talisman chez monsieur le juge. ”
Marie-Anne Robert, Les Voyages de Milord Céton dans les sept Planettes
“ Lucinde appercevant les corps de ces misérables, ne voulut point partir qu’on ne les eût visités : c’est pourquoi Amilcar s’en approcha, & trouvant que l’un des d’eux respiroit encore, il pria Florian de l’aider à le porter contre un arbre, & en l’examinant, sa surprise fut extrême de reconnoître en lui un des gardes de chasse de son père, celui même qui avoit si fort maltraité Cilindre. Ah ! malheureux, dit Amilcar, tu en voulois donc aussi à ma vie ? Mais, dis-moi, monstre, que t’avoit fait cette jeune personne pour attenter à la sienne ? ”
Pierre Alexis Ponson du Terrail,
Le filleul du roi. I, La belle provençale
(1876)
“ Amalric avait vingt-trois ans, il était, par conséquent, et malgré tout son esprit, accessible aux fumées de la vanité, et il ne fut nullement insensible à l'étonnement plein d'admiration qui s'empara de ses camarades de la veille le voyant ainsi vêtu, portant une épée de gentilhomme et montant un magnifique cheval. L'origine mystérieuse d'Amalric n'était un mystère pour personne ; tout le monde savait, au pays Latin, que s'il n'était pas noble et capitaine d'une compagnie d'hommes d'armes, c'est qu'il ne le voulait pas ”
Pierre Alexis Ponson du Terrail,
Le filleul du roi. I, La belle provençale
(1876)
“ A la clarté de la lune il vida ses poches, ce qu'il n'avait point tout d'abord songé à faire, enferma les pistoles du roi dans un bahut et les cacha sous de vieux linges, ne conservant que trois pièces d'or et quelque menue monnaie, puis il ceignit l'épée qu'il avait abandonnée naguère et gagna la rue. Il descendit en courant et sans faire de mauvaise rencontre jusqu'à la maison du passeur Jean du Moulin qui s'était recouché et dormait profondément. Amalric put s'en convaincre, car il cogna plusieurs fois à la porte à coups redoublés avant d'obtenir une réponse. ”
Pierre Alexis Ponson du Terrail,
Le filleul du roi. I, La belle provençale
(1876)
“ Amalric se dirigea vers elle, et, pendant ce trajet, il songea à trouver un prétexte honnête qui expliquât son arrivée au seigneur Bufile, le vigilant écuyer. Mais tandis qu'il s'avançait, une ombre se dessina tout à coup à l'angle opposé de la façade; à cette ombre un corps succéda, un homme tourna le bâtiment et s'avança à son tour, en sens inverse, marchant ainsi à la rencontre d'Amalric, qui s'arrêta immobile et s'écria tout à coup, en distinguant clairement les traits du personnage. ”
Régis Roy,
Le secret de l’amulette
“ Un revirement visible se fit dans l’attitude de l’Aigle-Noir ; de meilleurs sentiments renaissaient en lui. Le chef en était heureux. — Le Bison ne s’éloignera pas des Mandanes, dit l’Aigle-Noir après un silence ; mais ce sera le mauvais frère qui a prêté l’oreille au méchant manitou qui le tourmentait ; il a eu tort et le reconnaît maintenant ; il doit souffrir seul, mais que le chef ne lui retire pas son affection... — La décision du chef est bien pesée et inébranlable... Il n’a plus qu’une chose à demander. Voici : accepte l’amulette du Bison et garde-la en souvenir de lui. ”
Pierre Alexis Ponson du Terrail,
Le filleul du roi. I, La belle provençale
(1876)
“ Or, Amalric et moi nous haïssons Raoul ; mais, moi, je suis jaloux, par conséquent aveugle... — Je le crois, observa Bufile. — Amalric sera clairvoyant pour tous deux; j'en fais dès ce jour le gardien fidèle de madame de Brancas, et il ne la quittera point, je te jure, puisqu'il aime Périnette... — Mais, monseigneur, vous voulez donc que je meure de rage ? — Bah! à ton âge, l'amour n'a plus rien de sérieux. Dès ce jour, je fais d'Amalric mon ami, mon alter ego, je lui confie mon honneur... tant pis si Périnette te daube... ”
Pierre Alexis Ponson du Terrail,
Le filleul du roi. I, La belle provençale
(1876)
“ Le cerf était vigoureusement mené, les relais se succédaient, les trompes des piqueurs résonnaient, le temps s'écoulait... Rosemonde galopait toujours, et Amalric ne quittait point la droite de la duchesse. Parfois sous les futaies sombres, quand ils avaient laissé loin derrière eux tous les veneurs, alors ils modéraient leur course et échangeaient quelques mots, et alors encore Amalric était si près d'elle que les boucles éparses de sa chevelure le touchaient et lui occasionnaient cette inexplicable sensation de volupté qui naît du simple contact de la femme qu'on aime... ”
“ Abimélec fait mourir ses frères. Il domine sur Israël. Sa mort. 1 Et Abimélec, fils de Jérubbahal, s’en alla à Sichem, vers les frères de sa mère, et il leur parla, et à toute la famille de la maison du père de sa mère, disant : 2 Je vous prie, faites entendre ces paroles à tous les seigneurs de Sichem : Lequel vous semble le meilleur, ou que soixante et dix hommes, qui sont tous enfants de Jérubbahal, dominent sur vous, ou qu’un seul homme domine sur vous ? Et même souvenez-vous que je suis votre os et votre chair. ”
Georges Mancel, Tiphaigne de La Roche : étude bibliographique (1845)
“ Amilec fait sortir l'auteur de son cabinet pour le rendre témoin de la moisson du genre humain. On sent le parti qu'on peut tirer de ces différentes sortes de graines et quel champ cette idée ouvre à la satire. Ici un génie recueille la graine d'un officier qui, après un mûr examen, a cru enfin qu'il n'était pas indigne d'un militaire de penser et d'employer à l'étude le loisir de la paix. Là on recueille la graine d'une jeune personne, mariée depuis cinq ans, qui a de l'esprit, de la beauté , qui est de Paris, et qui cependant a toujours été fidèle à un mari qu'elle n'aime pas. ”
“ Ce pont même était gardé et on y avait bâti un camp muré : de sorte que non-seulement une armée, mais même un homme seul pouvait à peine passer de la ville dans les terres sans être vu des ennemis. Amilcar, après avoir essayé tous les moyens de vaincre ces obstacles, s’avisa enfin d’un expédient. Ayant pris garde que lorsque certains vents viennent à s’élever, l’embouchure du Macar se remplit de sable, et qu’il s’y forme une espèce de banc, il dispose tout pour le départ de l’armée, sans rien dire de son dessein à personne. ”
M. Adolphe Joanne, Le Tour du monde
“ Le charme cesse toutefois si l’on continue trop longtemps sa promenade ; la gorge s’élargissant prend une direction droite, les rochers qui s’abaissent perdent leurs formes pittoresques, la culture reparaît. Dans le fond de ce bassin vulgaire se dresse la montagne d’Ambel aux pentes rapides, aux flancs déchirés, à la base de laquelle se tapit le village d’Omblèze qui a donné son nom à la vallée. Mais, si au lieu de continuer à remonter le ruisseau, nous le descendons, d’autres curiosités nous attendent. ”
Régis Roy,
Le secret de l’amulette
“ Joseph lui présenta l’objet Pierre l’examina d’abord minutieusement sur toutes ses faces. Avec la pointe d’un petit couteau qu’il pressait dans chaque ligne ou pli gravé sur l’os, il cherchait le moyen de l’ouvrir. Mais ses efforts furent vains. Il tira sur les ailes, la tête, la queue ; la pièce, tout solide, ne se séparait pas. Enfin, gagné par le dépit, Pierre dit, en jetant l’amulette rudement sur la table : — J’en jette ma langue aux chiens !... Peste soit du vieux Mandane et de son talisman !... ”
Théophile Gautier,
Les Deux Étoiles
“ Miss Amabel a l’âme aussi charmante que le corps ; elle est belle au dedans comme au dehors. Qui peut avoir désenchanté si subitement Benedict ? A-t-il, au moment suprême, découvert quelque vice caché, quelque cas rédhibitoire, pour parler la langue des maquignons ? Cependant, en allant à l’église dans la voiture avec moi, il paraissait radieux de bonheur, caressant des rêves d’avenir et ne méditant pas le moindre projet de fugue. ”
James Fenimore Cooper,
Le Lac Ontario
“ Le guide sourit, promit d’avoir grand soin de Mabel, et en quelques minutes le père gravit une hauteur et disparut dans la forêt. Pathfinder et notre héroïne prirent une autre direction, et montant sur un promontoire escarpé, ils arrivèrent sur une pointe d’où la vue s’étendait sur un vaste panorama. Mabel s’y assit sur un fragment de rocher, tandis que son compagnon, sur les nerfs duquel nulle fatigue ne semblait faire impression, se tenait debout auprès d’elle, appuyé, comme de coutume, et non sans quelque grâce, sur sa longue carabine. ”
“ Amalaric, apprenant son arrivée, prépara des vaisseaux pour s’enfuir [11] xvi. Childebert arrivait déjà, lorsqu’au moment de monter sur son vaisseau, Amalaric se rappela une grande quantité de pierres précieuses qu’il avait laissées son trésor : il retourna à la ville pour les chercher ; mais ensuite l’armée l’empêcha de regagner le port. Voyant qu’il ne pouvait s’échapper, il voulut se réfugier dans l’église des chrétiens xvii ”
E. Dubois, Languedoc et Provence depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (1874)
“ Amalaric n'était âgé que de vingt-six ans lorsqu'il devint seul maître de l'Espagne et des provinces méridionales de la Gaule. Il établit sa résidence à Narbonne, considérée comme la capitale du royaume, depuis que Toulouse avait été enlevée. Il était à craindre que la mort de Théodoric ne fit changer la face des affaires. Les rois francs, qui n'avaient osé attaquer ce grand prince, étaient très-disposés à reprendre à Amalaric les provinces que son aïeul leur avait enlevées. Ce prince, devinant leur dessein, fit demander la main de leur sœur Clotilde. ”
Pierre Alexis Ponson du Terrail,
Le filleul du roi. I, La belle provençale
(1876)
“ Bufile frissonna. — Et je suis assez son ami pour qu'il ne songe jamais à inquiéter ceux qui m'intéressent. Amalric regarda l'écuyer à la dérobée, et celui-ci parut respirer plus librement. — Et quels sont encore les conseils que vous donnez à Périnette, demanda de nouveau madame de Brancas. — Je lui conseille de songer à l'avenir. — Conseil excellent! observa Amalric. — Je lui dis qu'une camérière bien élevée ne peut rester fille éternellement. ”
Various, L'Illustration, No. 2519, 6 Juin 1891
“ Amyle crut en ces paroles et rentra au village d'un seul temps de galop. Une fois arrivé, il piqua le bâton en un vase plein de terre grasse et se présenta au Château-de-Velours.--Voici ce que j'apporte pour votre belle Ydoine, dit-il au baron.--Quoi? ce vilain bâton noir, tortu et noueux! Tu mériterais, insolent, qu'il te fût rompu sur le dos!--Gardez-vous-en bien! Il n'est point pour frapper, mais pour faire sourire et mettre en joie votre belle Ydoine, assura hardiment Amyle. J'ai le droit de concourir comme les autres, et vous devez suspendre tout jugement jusqu'au jour fixé. ”
Chefs-d'oeuvre des conteurs français avant La Fontaine… (1878)
“ Alors Amiles commença à pleurer dans son cœilr, et se dit en lui-même : — Amis s'est présenté devant le roi Charles, pour mourir à ma place ; pourquoi ne tuerais-je pas mes enfants pour lui? Il m'a gardé sa foi ; pourquoi ne lui garderais-je pas la mienne? Abraham fut sauvé par la foi; les apôtres ont soumis les royaumes par la foi; et Dieu dit dans l'Évangile : « Vous devez faire aux autres ce qu'ils font pour vous. » Amiles se rendit auprès de sa femme; il lui dit d'aller à l'église entendre la messe, et la comtesse s'en alla à l'église comme de coutume. ”
