Amédée de Ginestous

Élements biographiques

Amédée de Ginestous Rapports du Secrétaire général… (1871)

Tel est notre bilan, Messieurs. Assurément, si nous sondons l'abîme qui demandait à être comblé, nous déplorerons l'insuffisance de notre action, si efficace que notre intervention ait pu être relativement ; mais nous n'avons pas été les seuls à porter à la grande œuvre de soulagement le tribut de nos sacrifices et de notre dévouement. Notre Comité n'était qu'une maille du grand filet de charité que la Société de secours aux blessés de terre et de mer a eu à cœur de jeter sur nos misères nationales.
Source : Gallica

Amédée de Ginestous Rapports du Secrétaire général… (1871)

Les hôpitaux ambulants, ou par abréviation les ambulances, créés par Sully en 1597 et destinés à suivre les mouvements des troupes, étaient demeurés naturellement impuissants par l'obligation où ils étaient de stationner à une grande distance du lieu du combat; plus tard, l'illustre Larrey créa les ambulances dites volantes, dont le service s'effectuait sur le champ même de bataille ; mais les médecins et les infirmiers, points de mire des coups de l'ennemi, ne pouvaient sans danger de mort porter aux blessés
ces secours de la première heure qui, seuls, sont efficaces pour conserver la vie.
Source : Gallica

Amédée de Ginestous Rapports du Secrétaire général… (1871)

Quatre-vingt mille hommes, suivis bientôt de cent cinquante mille, durent prendre le chemin de la captivité et de l'exil, supporter sur la terre ennemie les rigueurs d'un hiver insolite, dans le plus lamentable dénûment; partis pour la guerre en costume d'été, nos malheureux soldats arrivaient en Allemagne les vêtements en lambeaux, et devaient la plupart camper sous des tentes, en attendant que des casernes ou des barraques en bois pussent leur offrir un abri.
Source : Gallica

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