Bagot

Élements biographiques

Bagot Mémoire sur les produits du topinambour… (1806)

Une impulsion générale est don-née à l'agriculture par l'importation et la valeur actuelle des moutons espagnols; mais pour la soutenir, il faut proportionner la masse des subsistances d'hiver à l'extension donnée aux spéculations ; et le moyen le plus prompt pour y parvenir est d'encourager la culture d'une plante, dont les produits sont aussi faciles à conserver que certains et prodigieux.
Source : Gallica

Bagot Mémoire sur les produits du topinambour… (1806)

La pomme de terre craint l'excès des chaleurs ; il les brave, parce qu'il répand sur la terre une ombre épaisse qui maintient autour de lui la fraîcheur et s'oppose à l'évaporation.
Il est d'un produit sûr et constant : celui de la pomme de terre est précaire.
Le moment de la récolte du topinambour n'est point forcé. Il faut faire, avant les gelées, celle de la pomme de terre.
Source : Gallica

Bagot Mémoire sur les produits du topinambour… (1806)

Dans cet état, les bestiaux le refusent, ou ne le mangent qu'avec répugnance.
Ainsi cette récolte est de peu de ressource, sa consommation ne pouvant nullement se prolonger.
Il en est tout autrement du topinambour : il ne faut ni caves, ni précautions pour le conserver. La résine qu'il contient paroît contribuer à le rendre peu sensible au froid. Aussi dur que le navet de Suède, quoique d'une organisation plus aqueuse et d'une texture moins serrée, il passe impunément l'hiver en terre, sous la glace et sous la neige ; on l'y retrouve intact et sain, quand la température s'est adoucie.
Source : Gallica

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