Eugène Boquet-Liancourt

Élements biographiques

Eugène Boquet-Liancourt Le Discours du roi Bon-Sens, prononcé en faveur du peuple français… (1850)

Il est contraire à l'ordre de fausser, d'éluder, sinon de violer cette Constitution, et, par des interprétations forcées, d'élargir tellement ses dispositions, que, devenues sans valeur, elles n'offriront plus d'obstacles aux ambitieux ou aux fous.
Il est, il est surtout contraire à l'ordre de déployer sans cesse, contre la Constitution, l'étendard suprême du salut public, ce prétexte naturel de toutes les révolutions et de tous les crimes, cette funeste maxime qu'aujourd'hui plus que jamais, en temps de suffrage universel, tous les honnêtes gens doivent condamner hautement.
Source : Gallica

Eugène Boquet-Liancourt Le Discours du roi Bon-Sens, prononcé en faveur du peuple français… (1850)

Vous craignez la guillotine : prenez l'homme qui l'a écrasée sous son pied.
— Non, roi Bon Sens : ni ces hommes, ni cet homme ; ils ont trempé dans des événements qui excitent encore trop de haines.
— Ah ! dit-il, je vous comprends ; vous voulez un homme qui n'ait agi jamais qu'au nom de la loi, et qui ait tenu son épée d'une main inflexible et pure, nommez le général Cavaignac, j'y consens de grand coeur.
— Mais non, roi Bon Sens; il n'est pas du grand parti de l'ordre.
Source : Gallica

Eugène Boquet-Liancourt Le Discours du roi Bon-Sens, prononcé en faveur du peuple français… (1850)

Silence, incorrigibles, reprit le roi Bon Sens, silence, car je vous le dis en vérité, tout ce qui est décidé par la violence, n'est pas décidé. Il n'est de victoires durables que celles de la persuasion et jusqu'ici les coups de fusil ont fait de la fumée et non de la lumière.
Cela dit, laissant tout le monde mécontent, il gagna les champs, monta sur une haute montagne et contemplant à ses pieds la France paisible et laborieuse, il pleura.
Source : Gallica

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