Foyer philosophique

Élements biographiques

Foyer philosophique Le service des Sociétés dites "secrètes"… (1946)

C'est Vichy qui assurera le financement. Un bureau sera créé à Paris mais le lieu officiel de publication sera Vichy car, écrira Bernard Fay : « J'estime qu'il est important que la Revue « paraisse en zone non occupée pour ne pas avoir un caractère « de contrainte ».
Louable préoccupation qui prend toute sa saveur quand on apprend, par les pièces officielles, que la censure sera effectuée par le service du lieutenant S.D. Moritz auquel deux épreuves doivent être envoyées quinze jours avant la parution de chaque numéro.
Source : Gallica

Foyer philosophique Le service des Sociétés dites "secrètes"… (1946)

Le régional de Paris insiste près des Allemands pour qu'ils enquêtent sur une société d'Edition qu'administrent « des Francs-Maçons, des juifs et des gaullistes. »
Le régional de Bordeaux se félicite de la prise de contact avec les autorités d'occupation car dit-il : « J'ai les mêmes « ennemis que les Allemands. »
Le régional de Clermont-Ferrand donne au chef de la police allemande de Vichy les noms de trois dignitaires de la Maçonnerie à prendre comme otages à la suite d'un attentat contre les troupes d'occupation.
Source : Gallica

Foyer philosophique Le service des Sociétés dites "secrètes"… (1946)

Quant aux Allemands, ils exercent le contrôle prévu à la Convention signée en 1940 par Bernard Fay. En toute liberté, les représentants de la S.D. allemande pénètrent dans l'hôtel du Grand Orient, consultent les archives et les fiches, s'en font remettre des copies et Vallery-Radot pourra écrire dans un rapport: « La Gestapo dirige tout en zone occupée. »
Grâce à Bernard Fay, il en sera de même en zone libre ou le S.D. Moritz se rend à plusieurs reprises pour aboutir à ce « travail cohérent » dont il parle dans un rapport au cabinet du Maréchal.
Source : Gallica

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