Gustave Édouard René Calmettes

Élements biographiques

Gustave Édouard René Calmettes De la suture médio-frontale ou métopique (1878)

Il est donc clair que la persistance de la suture métopique chez l'homme ne peut être un signe d'infériorité ni un caractère d'animalité, expression qui implique une idée de dégradation, mais qu'elle est une simple anomalie par excès dans le plan général, anomalie modifiée et transformée en circonstance favorable, en perfectionnement pour ainsi dire. Un fait remarquable, c'est que la persistance de la suture frontale ne s'observe pas, ou bien est extrêmement rare dans les races humaines inférieures, et manque chez les mammifères les plus voisins de l'homme.
Source : Gallica

Gustave Édouard René Calmettes De la suture médio-frontale ou métopique (1878)

Pour nous, ces points d'élection s'expliquent pour la sagittale par la présence de deux trous pariétaux qui laissent passer une veine souvent volumineuse et par l'excès de vascularisation qui en résulte ; pour la suture métopique, d'autre part, par la compression qu'exercent l'un sur l'autre les deux os en ce point; car, bien souvent, on ne trouve pas de différence de forme entre les trois portions de la suture et cependant c'est toujours la portion intertubérale qui se ferme la première. La compression joue d'ailleurs un grand rôle dans les phénomènes qui accompagnent le développement des os.
Source : Gallica

Gustave Édouard René Calmettes De la suture médio-frontale ou métopique (1878)

Une race peut être plus brachycéphale qu'une autre, par suite de la largeur de sa région pariétale : les frontaux présentant à peu près le même diamètre transversal, on comprend alors que la fréquence du métopisme sera à peu près la même dans les deux races. Il faudrait dire plus exactement que le métopisme est surtout fréquent dans les races où l'espace interoculaire est considérable et le front large. C'est là l'opinion de Welcker, c'est aussi celle de Simon. Il n'a jamais vu la suture médiofrontale conservée chez des individus à front peu développé, étroit, fuyant rapidement en arrière.
Source : Gallica

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