Paul Carrère

Élements biographiques

Paul Carrère Georges Bizet... (1938)

« Djamileh » débute par un spectacle oriental qui présente le faste le plus opulent et tous les enchantements du rêve. La salle du palais d'Haroum, ornée d'une fontaine jaillissante et qui laisse, entre des colonnes de marbre rose, entrevoir le bleu flamboyant du ciel, est toute inondée de parfum et de lumière. Haroum, couché sur des coussins, écoute les chansons des Bateliers du Nil, en fumant nonchalemment son chibouck. Les chœurs des bateliers du Nil, tout d'abord lointains, à peine murmurés, indécis, se précisent peu à peu, s'enflent ; des tambourins en rythment la mesure.
Source : Gallica

Paul Carrère Georges Bizet... (1938)

Enfin, c'est « Carmen » qui acheva trop tôt la glorieuse et courte carrière de Georges Bizet, que surprit la mort, en pleine jeunesse triomphante.
Je ne sais si la musique de cet opéra-comique est spécifiquement espagnole, comme celle d'Albeniz, de Granados ou de Falla ; je sais seulement qu'elle évoque à merveille l'Espagne d'amour et de mort. Les amateurs de couleur locale se rendent parfois, pour accumuler des matériaux documentaires, dans des pays
lointains dont ils nourrissent le dessein d'exprimer par la musique les paysages et les mœurs des hommes qui les peuplent.
Source : Gallica

Paul Carrère Georges Bizet... (1938)

Si nous voulons échapper à tout snobisme, nous reconnaîtrons qu'en dépit de sa majesté, de sa grandeur, des pages où il nous soulève irrésistiblement vers les sommets pleins d'une divine lumière qui berce notre rêve, la musique de Wagner abonde en passages épais, ennuyeux, languissants, comme il advient aux ouvrages capitaux conçus par les génies.
Source : Gallica

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