Paul Carrère, Georges Bizet... (1938)
“ « Djamileh » débute par un spectacle oriental qui présente le faste le plus opulent et tous les enchantements du rêve. La salle du palais d'Haroum, ornée d'une fontaine jaillissante et qui laisse, entre des colonnes de marbre rose, entrevoir le bleu flamboyant du ciel, est toute inondée de parfum et de lumière. Haroum, couché sur des coussins, écoute les chansons des Bateliers du Nil, en fumant nonchalemment son chibouck. Les chœurs des bateliers du Nil, tout d'abord lointains, à peine murmurés, indécis, se précisent peu à peu, s'enflent ; des tambourins en rythment la mesure. ”
