Albert Pieyre

Résumé

Albert Pieyre Lettre sur la situation (1871)

La loi semble avoir pris le parti des enfants contre le père de famille ; elle ne lui permet de disposer que dans une certaine mesure du bien qui lui appartient, en entier et qu'il a acquis ; elle lui enlève une partie de sa liberté; elle se méfie de son jugement sur le mérite de ses enfants , de là l'affaiblissement de l'autorité paternelle, les enfants se sentent libres; ils veulent être hommes avant l'heure , au risque de ne le devenir jamais; leur ignorance ajoute à leurs précomptions. Les pères sont d'autant moins honorés, qu'ils sont peu craints.
Source : Gallica

Albert Pieyre Lettre sur la situation (1871)

Pour l'honneur de l'humanité, tous les fils, ne sont pas faits sur ce modèle ; mais l'oeuvre infernale est bien avancée, et peut-il en être autrement avec tant de luxe et tant de besoins factices ?
Le séjour des villes a corrompu les moeurs, le foyer domestique n'a pas de plus dangereux ennemi que les cercles et les cafés, où l'on respire un mauvais air et où l'on n'apprend rien de bon. Les clubs, importation étrangère, où se trouvent réunis tous les raffinements du bien-être et du luxe, sont les grands dissolvants de la famille et de la société
Source : Gallica

Albert Pieyre Lettre sur la situation (1871)

L'opinion publique doit forcer la fusion , les élections du 2 juillet fournissent une excellente occasion de sortir de l'incertitude et du provisoire. Il s'agit de la manifestation d'un grand principe. Les jours des champs-de-mai sont revenus, où tout un peuple élevait son roi sur le pavois. Les plus honorables candidatures s'effacent devant les noms des prétendants eux-mêmes. La Monarchie sortirait ainsi tout armée, comme Minerve, non du cerveau, mais du vote populaire, et serait acclamée d'enthousiasme, sans secousse et sans lutte, par la France et l'Assemblée.
Source : Gallica

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