Résumé

Alfred Poirier Oraison funèbre de M. Jean-Baptiste Dallier… (1866)

Lorsque l'esprit de Dieu veut faire un prêtre, il l'inspire de long temps et le prépare d'avance; et, suivant l'expression de son vénérable frère, Jean-Baptiste DALLIER a toujours vécu prêtre, il est né prêtre. Saint Grégoire de Nazianze avait dit ce beau mot du grand saint Bazile : « Il était prêtre avant même d'être prêtre ; » c'est-à-dire il en avait les vertus avant d'en avoir reçu l'onction ; il en faisait les œuvres avant d'en porter la charge; il était prêtre par son zèle, par la gravité de ses mœurs, par l'innocence de sa vie, avant de l'être par le caractère de l'Ordre.
Source : Gallica

Alfred Poirier Oraison funèbre de M. Jean-Baptiste Dallier… (1866)

Impossible; le pauvre curé n'a jamais eu tant d'argent à la fois qui ne dût rien à personne ; il est navré ; la nuit suivante l'émotion de son cœur défend au sommeil de clore sa paupière ; il s'ingénie, il invente. Avec son cœur, hélas 1 il est timide. Le lendemain pourtant, le cœur triomphe ; et le pasteur va frapper à une porte que la charité connaît bien. Il expose le fait : les âmes auxquelles il s'adresse sont à la hauteur de la sienne : « Monsieur le curé, nous faisons, comme tous, nos menues aumônes; mais nous sommes riches surtout pour des œuvres de ce genre. »
Source : Gallica

Alfred Poirier Oraison funèbre de M. Jean-Baptiste Dallier… (1866)

Ames saintes, vous avez passé une nuit tout entière devant la porte du tabernacle, implorant et versant des larmes; les anges des bonnes prières ont porté vos vœux jusqu'au trône de Dieu, mais avec tous vos vœux la prière du saint curé ; et il ne sollicite pas son retour sur la terre, non pas qu'il veuille se débarrasser des restes de cette misérable vie, non pas qu'il refuse le travail
Source : Gallica

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