Amédée Courtès

Résumé

Amédée Courtès Thiers jugé par lui-même (1872)

THIERS
JUGÉ PAR LUI-MÊME.
MONSIEUR LE PRÉSIDENT,
Permettez, s'il vous plaît, à un homme qui n'a pas votre esprit, mais qui croit avoir sa part de bon sens, de vous dire avec une respectueuse liberté tout ce qu'il pense au point de vue politique sur vos paroles et sur vos actions. Il regrette, en les plaçant les unes à côté des autres, de vous trouver plus souvent qu'il ne faut en contradiction avec vous-même.
Source : Gallica

Amédée Courtès Thiers jugé par lui-même (1872)

Il faut vivre en République pour voir de pareilles abominations. Délivreznous une fois pour toutes, monsieur le Président, de cet affreux cauchemar qui nous empêche de dormir tranquilles et ne permet à personne de se rassurer. Comment voulezvous que l'on se rassure lorsqu'on connaît les intentions des méchants ; lorsque la presse, qui est à la dévotion de la République, ne nous annonce jamais que des projets sinistres ; lorsque, dans les clubs, dans les rues et sur les places publiques, l'on n'entend que des paroles injurieuses et des menaces de mort à l'adresse des honnêtes gens.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature