André Beaunier,
Revue littéraire - Conteurs belges
“ Simon dit à Priska : « Mon pays est saturé d’un air inconnu au vôtre. Il y passe à la fois l’enivrement de la mer et la vigueur contenue dans les forêts profondes. On se sent près du ciel, si près que les clochers des villages déchirent de leur coq les nuages qui les frôlent. Autour de soi, partout, jusqu’au fond de l’horizon, les bois s’étendent ; ils sont roux maintenant, la feuille craque sur le sol, on entend galoper sous les hêtres les hardes des cerfs et des chevreuils... C’est le cœur de l’Ardenne, et c’est mon cœur aussi... » ”
