Résumé

Anti-Pradt, ou considérations générales sur les colonies et sur l'Amérique… (1822)

La langue de Rome devint celle de l'Univers entier; comme ses moeurs, comme ses lois qui le gouvernèrent encore long-temps après la destruction de l'Empire.
La force ne fit jamais droit et n'aurait eu aucune stabilité ni durée, si la douceur des lois n'eût adouci la rigueur et la violence du joug, et si l'intime persuasion n'eût enfin légitimé l'affreuse conviction de la guerre.
Il est donc d'une démence atroce d'imaginer un plan de fonder des colonies, le fer et la torche à la main. Les peuples conquérants et les peuples pasteurs et cultivateurs ne peuvent pas s'unir ensemble
Source : Gallica

Anti-Pradt, ou considérations générales sur les colonies et sur l'Amérique… (1822)

Il suffira, pour en faire justice, de l'expérience funeste de quelques individus, s'il s'en trouve qui, sur la parole de M. l'abbé, veuillent tenter une expédition aussi incertaine.
Aujourd'hui que tous les maux de la révolution ont cessé d'épouvanter l'Europe, quelle nécessité peut-il y avoir de se jeter sur l'Amérique? Ce conseil ne peut s'adresser qu'à des gens à parti, à des hommes criminels ou compromis. Eux seuls peuvent le goûter ou le suivre. Mais, sous un monarque rempli d'humanité, de douceur et de clémence, que de forfaits peuvent se changer en vertus !
Source : Gallica

Anti-Pradt, ou considérations générales sur les colonies et sur l'Amérique… (1822)

Le brigandage n'est-il pas l'ennemi et le destructeur de toute espèce de civilisation? Loin de considérer comme colonies, les débordements divers de ces féroces enfants du nord, ne voit-on pas que, partout où ce fléau dévastateur s'est répandu, les arts et la civilisation ont été détruits pour long-temps?
Source : Gallica

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