E. de Blosseville

Résumé

E. de Blosseville Revue des Deux Mondes

Le prix des terres est maintenant plus élevé dans l’Australie que dans le Haut-Canada ; la mesure adoptée est l’acre d’Angleterre. Le défaut de rivières navigables doit maintenir l’élévation du prix des terres sur tout le littoral, et elle eût été plus grande encore, si les premiers planteurs, hommes pour la plupart peu propres à la vie agricole, ne s’étaient pas laissés facilement séduire par la vue de l’or, dans un temps où les capitalistes étaient plus rares à Sydney. Dans l’intérieur des terres, la valeur vénale ne s’élève guère au-dessus du prix des défrichemens.
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E. de Blosseville Revue des Deux Mondes

Long-temps les émigrés anglais préféreront aux richesses réelles de l’Australie leurs spéculations moins certaines aux rives du Gange ou dans l’Amérique espagnole ; leurs voiles se tourneront avec plus d’espoir vers les bords où ils vont chercher un lieu de séjour plutôt qu’une patrie. Le climat de l’Indoustan, de l’Amérique du Sud et des côtes d’Afrique, dévorera long-temps encore des milliers d’hommes qui auraient pu fonder des familles, et bientôt des peuples, sur une terre destinée sans doute par la Providence à la race européenne.
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E. de Blosseville Revue des Deux Mondes

Des sociétés savantes, formées à Sydney, à Hobart-Town et à Bathurst, veillent à la conservation de la vaccine, deux fois perdue depuis la fondation de la colonie ; perfectionnent la culture des champs et des jardins, entretiennent des relations avec les savans et les établissemens publics de l’Europe, et discutent avec un peu trop de chaleur peut-être la question de prééminence entre la Nouvelle-Galles et la terre de Van-Diémen. Déjà des publications et des projets utiles recommandent les académies naissantes, et l’Australie commence à pouvoir offrir au monde sa littérature indigène.
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