Résumé

Arsène Vauthier Souvenirs et impressions, 1870-1871… (1873)

Les Prussiens laissèrent mourir de faim des troupeaux de moutons qu'ils avaient enlevés aux paysans sur leur passage. Pas d'attentats contre les femmes cependant; il faut rendre cette justice à nos ennemis. Ce n'est pas qu'ils soient en droit, du fond de leur Allemagne, de vanter l'austérité de leurs mœurs. Jamais la prostitution ne fut plus étendue ni plus florissante à Troyes que pendant ces temps de malheur ; jamais les exigences d'un ennemi ne furent plus rigoureuses et plus ridicules relativement au service de la police des mœurs.
Source : Gallica

Arsène Vauthier Souvenirs et impressions, 1870-1871… (1873)

Ce n'était que le prélude de l'invasion. Je me souviendrai toute ma vie de l'aspect morne ct, lugubre de la ville de Troyes dans la nuit du 8 au 9 novembre : l'Hôtel-deVille, la Gendarmerie, la Préfecture, sans postes, sans lumières; les rues silencieuses et tristes, éclairées par la pâle lueur d'une lune voilée de nuages. Je rentrai en proie aux plus amères pensées.
Source : Gallica

Arsène Vauthier Souvenirs et impressions, 1870-1871… (1873)

En février, on ne trouve plus que 9 décès de fièvre typhoïde, 7 de variole, 15 de phthisie, 7 de pneumonie; en mars, 9 de fièvre typhoïde, 7 de variole, 11 de phthisie, 40 de misère, débilité native et caducité, 7 de pneumonie. (Je ne note que les maladies principales.) En avril, les chiffres ne varient guère ; je ne m'y arrête pas.
En mai et juin, la variole et la fièvre typhoïde déclinent, les phthisiques sont toujours nombreux; les décès pir épuisement ne diminuent pas. La variole continue jusqu'à la fin de l'année 1871, mais dans de moindres proportions.
Source : Gallica

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