Bab, La lanterne du diable : divagation d'un fantaisiste (1868)
“ Je ne suis décidément qu'un pauvre diable qui en sera pour ses frais de voyage. Depuis mon arrivée parmi les mortels, je n'ai pas encore eu l'occasion d'acheter une âme : elles sont toutes vendues! Ah! mes bons amis, quel dévergondage et quelle désillusion pour moi. Le métier de diable ne vaut décidément plus rien, par cette raison que nous cherchons tous à jouer un peu le rôle du diable. Et les diablesses? oh! ne m'en parlez pas, avec leur air de sainte-N'y-Touche, on ne sait plus reconnaître les courtisanes des honnêtes femmes ”
