Camille Mélinand, L'homme et ses désirs (1932)
“ Ce qui est certain, c'est qu'il n'y a pas d'amour sans l'idée du corps, ne serait-ce que l'idée de la beauté du visage. L'instinct de puissance, que nous retrouvons ici comme partout : l'amour en est rarement indemne. Il l'est, dans les cas privilégiés, dans l'amour vrai qui, bien loin de chercher à commander et à gouverner, ne cherche guère qu'à donner et à se dévouer. Mais cet amour-là est très rare ; et, presque toujours, se mêle à l'amour la passion de régner sur une âme, d'être tout son destin, son bonheur et son malheur, sa volonté, sa pensée, son idéal. ”
