Résumé

Charles Mismer Mémoire sur le suffrage universel… (1880)

Vainement, on espère qu'en multipliant les écoles, et en améliorant l'instruction primaire, on élèvera la compétence du suffrage universel au niveau de sa fonction.
En présence du scrutin de liste, les maîtres d'école, les savants mêmes, sont aussi embarrassés que les derniers des électeurs.
Nulle science ne permet de distinguer les meilleurs parmi des hommes inconnus, échappant à toute investigation directe et sérieuse.
Ceux qui attribuent au suffrage universel une compétence universelle manquent de logique, en lui assignant pour frontières le cadre d'un departement.
Source : Gallica

Charles Mismer Mémoire sur le suffrage universel… (1880)

L'Assemblée nationale se composant des délégués des conseils généraux, rattachés au suffrage universel par l'organe intermédiaire des conseils municipaux, un ordre stable, fondé sur la hiérarchie des compétences, remplace à jamais l'agitation révolutionnaire.
Si l'idéal, en matière d'organisation sociale, est de porter au gouvernement les hommes les plus capables et les plus dignes, quel meilleur moyen de le réaliser que de soumettre chaque candidat à un laborieux apprentissage, sanctionne par une triple sélection ?
Source : Gallica

Charles Mismer Mémoire sur le suffrage universel… (1880)

Sous l'influence de la loi d'évolution, la solidarité constitue avec le temps un certain nombre de familles en tribu nomade ou en commune sédentaire.
Au sein de cet agrégat supérieur, le droit n'est jamais également pratiqué par tous.
En effet, il est impossible de supposer une commune ou une tribu dépourvue d'enfants en bas âge, incapables, par conséquent, d'initiative et de responsabilité.
On a beau proclamer un suffrage universel ; même au sein de la famille, le suffrage est nécessairement restreint, les pères votent pour les enfants; les hommes votent pour les femmes.
Source : Gallica

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