Résumé

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 juillet 1874

Est-il prudent d’exposer la France à un danger, sans l’armer contre ce danger, sans la préparer à une crise où elle peut se voir engagée à l’improviste ? Voilà la vérité. C’est là ce que la majorité de l’assemblée aurait dû se dire, au lieu de se décider si lestement à congédier les affaires sérieuses, au risque de laisser l’opinion sous le poids de cette éternelle et irritante obsession de l’inconnu.
Qu’on ne dise pas que la proposition de M. Casimir Perier était inacceptable, que c’était la proclamation définitive de la république, et qu’on n’en voulait pas.
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 juillet 1874

En attendant que l’Europe en soit à se faire la médiatrice des dissensions espagnoles et à vouloir mettre un frein aux barbaries des carlistes, elle vient de se donner une mission aussi difficile, aussi délicate qu’honorable, celle de tempérer par une sorte de code international les excès à peu près inséparables des grands conflits des peuples, de régulariser et d’adoucir les usages de la guerre.
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La meilleure politique entre les peuples, c’est encore celle qui se dégage en quelque sorte spontanément de toute une situation, qui se fonde sur des traditions communes, sur des relations naturelles d’intérêts et de sympathies. Que n’a-t-on pas fait depuis quelques années, et que ne fait-on pas encore parfois pour susciter des ombrages entre la France et l’Italie, pour aigrir les rapports des deux nations en cherchant à leur souffler la défiance et l’hostilité ?
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