Résumé

Collectif Revue pédagogique, second semestre 1887

Il faut que le fidèle vive en Dieu et que Dieu vive en lui, cette substitution de l’esprit divin à l’esprit charnel impuissant de l’homme est le propre de la foi, non pas de la foi intellectuelle, mais de la foi mystique et morale, qui fait que l’homme, se détournant du mal auquel le pousse sa nature charnelle, aspire de toutes les forces de son âme à la vérité, au bien, à la sainteté, au divin.
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Collectif Revue pédagogique, second semestre 1887

Mais l’esprit qui anime le système tout entier, les principes générateurs de l’éducation telle que la décrit Zwingli, ne proviennent pas de la Renaissance. C’est l’esprit de la Réformation fortement trempé dans l’atmosphère virile de ces petites républiques suisses habituées déjà depuis longtemps à se gouverner elles-mêmes. Les hommes de la Renaissance n’ont d’autre but que de former un cercle de fins lettrés, une petite aristocratie d’hommes cultivés, pour lesquels ils réclament la liberté à l’Église comme aux gouvernements.
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Collectif Revue pédagogique, second semestre 1887

Les jeunes gens devront, à son exemple, se consacrer à la justice et à la foi, être persévérants dans le dévouement. Seules les âmes malades aspirent à se faire une petite vie tranquille. Les esprits sains sont actifs. Mais qu’ils prennent bien garde de ne pas détourner à leur propre profit, ou pour la satisfaction de leur ambition personnelle, l’activité qui devait être consacrée au bien de tous. Qu’ils se sentent solidaires des malheurs comme des bonheurs du prochain, et qu’ils sachent supporter avec modération les épreuves publiques ou privées.
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