Réforme (christianisme)

Définition et enjeux

Portrait de Edouard Schuré Edouard Schuré Revue des Deux Mondes

Le principe de la réforme est celui du christianisme lui-même ; il est aussi vieux que l’église, et nous retrouverions ses analogues dans toutes les religions idéalistes. C’est toujours le retour de l’extérieur à l’intérieur, des œuvres mortes à la foi vivante, de la tyrannie du formalisme à la liberté du sentiment, de l’évangile éphémère de la lettre à l’évangile éternel de l’esprit.
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François Laurent Études sur l'histoire de l'humanité… (1855-1870)

Mais la réforme contenait un germe de dissolution; les deux éléments qu'elle voulait concilier étaient au fond contradictoires : la liberté de penser brisera la réforme, comme la réforme brisa le catholicisme. La réforme n'est donc pas le dernier mot de l'humanité, pas plus que le catholicisme. En vain catholiques et protestants s'unissent-ils pour contester la possibilité d'une religion non révélée. Les choses en sont venues à ce point qu'il faut une religion nouvelle, un christianisme progressif, si l'on veut qu'il y ait encore une religion.
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Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon Idée générale de la Révolution au dix-neuvième siècle

Il est temps que le public sache que la négation, en philosophie, en politique, en théologie, en histoire, est la condition préalable de l’affirmation. Tout progrès commence par une abolition, toute réforme s’appuie sur la dénonciation d’un abus, toute idée nouvelle repose sur l’insuffisance démontrée de l’ancienne. C’est ainsi que le christianisme, en niant la pluralité des dieux, en se faisant athée au point de vue des païens, a affirmé l’unité de Dieu, et de cette unité a déduit ensuite toute sa théologie.
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