Résumé

André Albrespy Comment les peuples deviennent libres… (1875)

Le pouvoir est un fait, et peut bien ne pas obtenir le respect, s'il n'a pas l'autorité morale. Tout dépend de la grandeur du caractère, de la valeur morale de l'individu qui exerce le pouvoir pour maintenir la justice.
L'autorité est la justice en action. C'est la force dans les mains du gouvernement pour défendre le faible contre le fort, et pour faire appliquer les lois que la raison et la conscience de l'homme ont établies. Mais elle n'est pas le privilège d'un prince, d'une religion, ni de personne. C'est la force du droit mise au service de la liberté de l'homme.
Source : Gallica

André Albrespy Comment les peuples deviennent libres… (1875)

La liberté civile, la liberté morale, la liberté politique, consiste, pour chaque citoyen, dans la jouissance de sa propriété, dans la protection des lois de son pays; c'est cette liberté que vous devez défendre au hasard même de votre vie ; mais elle s'accorde parfaitement avec l'obéissance que vous devez au magistrat et au respect que commande le caractère dont il est revêtu.
« La propre fin de l'autorité, c'est la protection de cette liberté qui a pour objet le bon, le juste et l'honnête. Tout ce qui entrave cette liberté, ce n'est plus autorité, c'est abus. »
Source : Gallica

André Albrespy Comment les peuples deviennent libres… (1875)

Au sujet de l'expédition d'Espagne il prononça d'éloquentes paroles, et reconnut aux peuples le droit de repousser la tyrannie de leurs souverains. Il rappela les grands noms d'Hampden et de Russell. Et il réclama au nom de Dieu le droit de l'homme à la liberté : « Ce droit de compter sur soi-même et de mesurer son obéissance sur la justice, la loi et la raison ; ce droit de vivre et d'en être digne, c'est notre patrimoine à tous ; c'est l'apanage de l'homme qui est sorti libre et intelligent des mains de son créateur. »
Source : Gallica

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