Résumé

Danger et salut (1871)

Nous demandons à tout homme de bonne foi en quoi la civilisation dont Paris moderne s'honore, diffère de celle qui, à la veille de leur ruine, attirait l'attention du monde sur Athènes et sur Rome?
Dieu y est-il plus respecté, le mariage y est-il plus honoré, l'autorité paternelle entourée de plus d'égards?
Et si ces traits saillants sont les mêmes, faut-il redire, avec l'histoire, de quels désordres moraux ces faiblesses sont la conséquence?
C'est que Paris n'a plus de foi religieuse ! Ses monuments, à lui, sont l'Opéra et le Palais-de-l'Industrie. Il a le culte de la matière.
Source : Gallica

Danger et salut (1871)

Paris ne croit plus en Dieu, il a désappris en même temps la notion du devoir; le devoir impose souvent des gênes sérieuses, même lorsqu'on ne le considère que dans ses rapports avec les obligations du citoyen.
Nous ne parlons pas de l'esprit de sacrifice, source de la véritable grandeur; peut-il se concilier avec cet égoïsme monstrueux qui masque, sous le nom de progrès et de civilisation, des doctrines dont la seule raison d'être est qu'elles flattent le développement de nos vices et de nos passions.
Le moi est aujourd'hui la raison suprême des actions du plus grand nombre
Source : Gallica

Danger et salut (1871)

Oui, il est honteux pour une ville qui était à la tête de la nation, de s'être livrée sans combat à une poignée d'aventuriers. Il est honteux pour une ville de deux millions d'habitants d'avoir subi, comme ses mandataires quasi-légaux, une bande d'individus sans prestige, sans moralité, sans talent, qui, en son nom, au nom de la Commune de Paris, ont failli bouleverser la France !
Source : Gallica

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