Résumé

Emeric Szabad La Campagne de Georgie et la Fin de la guerre américaine

En jetant un coup d’œil sur le vaste théâtre de la guerre, il est impossible de ne point être frappé de l’importance de la longue ligne qui s’étend des rives du Cumberland près de Nashville jusqu’à l’Atlantique. Percer cette ligne, comme s’était proposé de le faire Sherman, c’était séparer la confédération en deux, c’était la tenir par les vivres. Les points stratégiques de cette ligne sont évidemment Nashville, Chatanooga, Atlanta, Augusta et Charleston, échelonnés sur une étendue de six cents milles.
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Emeric Szabad La Campagne de Georgie et la Fin de la guerre américaine

L’ennemi, sous le général Johnstone, était au reste inférieur de moitié sous ce rapport, mais il avait l’avantage en cavalerie, et, comme l’armée unioniste devait s’approvisionner par le chemin de fer, que l’on réparait à mesure qu’elle s’avançait, cette supériorité en cavalerie était d’un immense avantage, ainsi que l’on peut facilement le comprendre. Rien n’est aussi aisé que de détruire un chemin de fer sur les derrières d’une armée.
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Emeric Szabad La Campagne de Georgie et la Fin de la guerre américaine

Peu de personnes s’imaginèrent que Sherman, un général comparativement obscur et négligé à dessein pendant la première année de la guerre, adopterait un système exempt des fautes radicales qui avaient jusque-là eu de si fâcheux résultats, qu’il s’emparerait presque sans effort d’Atlanta, se rendrait maître, grâce à une marche hardie, de Savannah, de Chatanooga, de bien d’autres places, et qu’il irait même jusqu’à inquiéter le général Lee dans ses retranchemens devant Petersburg.
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