François-Thomas Delbare, Relation fidèle et détaillée de la dernière campagne de Buonaparte… (1815)
“ Tel était l'esprit de l'armée. C'est ainsi que s'avançant vers les frontières pour protéger et défendre ses concitoyens, elle les mettait dans une position à n'avoir plus à redouter la présence de l'ennemi le plus farouche. Quoiqu'il en soit, depuis son départ des cantonnemens, elle avait voyagé à grandes journées; le temps, quoiqu'assez constamment orageux, s'était maintenu passablement beau, et les chemins n'étaient pas assez dégradés pour entraver la marche de l'artillerie et des équipages. Les mouvemens s'opéraient donc avec une célérité qui tenait de la précipitation. ”
