Emmanuel Ducros

Résumé

Emmanuel Ducros Une cigale au Salon de 1881 (1881)

Vaillant, il en avait la garde, Et la mort ici qui s'attarde Ne peut l'arracher de son coeur.
Ne plaignons pas cet holocauste ; Admirons, les yeux éblouis,
Celui qui succombe à son poste Serrant l'emblème du pays. La Patrie est tout ce qu'on aime : Père, mère, amis, l'amour même ; C'est le nom chéri des aïeux ; C'est le plus beau de l'héritage Que se transmettent, d'âge en âge, Leurs fils, avec un soin pieux.
Source : Gallica

Emmanuel Ducros Une cigale au Salon de 1881 (1881)

Veut faire dans son coeur entrer la vérité
En déchirant ses bras ; mais sa puissance est vaine.
L'impassible greffier, le sombre président, Les valets attendant le signal du supplice, Ne voient pas que la peur en son âme se glisse. Il est là d'un oeil fier toujours les regardant.
Il se redresse encor dans sa haute stature, Pour supporter les coups de l'instrument cruel ; Croyant que mieux que vous, il mérite le ciel, Bourreaux, il vous défie et brave la torture.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature