Ernest Guérin

Ernest Guérin

Résumé

Portrait de Ernest Guérin Ernest Guérin La brasserie : une plaie sociale (1891)

A part quelques délaissées, qu'un amant volage a quittées, la presque totalité des filles de brasserie est composée d'ex-cuisinières, femmes de chambre, etc., qui, chassées de toutes les places à cause de leur inconduite, vont s'échouer sur les chaises d'une taverne. Des amies vicieuses ou un amant de passage ont fait miroiter à leurs yeux que là il n'y a rien à faire, qu'on boit toujours, qu'on est bien nourrie, qu'on trouve facilement un amant généreux et que les pourboires sont sérieux.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Guérin Ernest Guérin La brasserie : une plaie sociale (1891)

LA RÉFORME DE LA BRASSERIE
Pour détruire un mal, il ne s'agit pas de réformer, — ce ne serait qu'un palliatif, — il faut couper le mal dans sa racine, c'est-à-dire le supprimer.
La Préfecture de police a pris maintes mesures pour enrayer les inconvénients des brasseries de femmes. C'était déjà bien, mais cela ne saurait suffire. Réglementer le vice n'est pas l'empêcher.
Le lupanar suffit à la bête humaine. Fermez les brasseries.
On a annoncé que, bientôt, ces asiles de la prostitution clandestine allaient recevoir leur coup de grâce.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Guérin Ernest Guérin La brasserie : une plaie sociale (1891)

Une brasserie à Montmartre. — Scandales et maladies Cocottes et filles de brasserie
Montmartre est le coin de Paris où il y a le plus de brasseries de femmes.
« Autant de brasseries, autant de petites chapelles, dit l'auteur de Paris oublié ». Ce qu'on entend d'énormités dans ces « bibines », soi-disant artistiques, c'est incroyable. Dans ces brasseries, c'est un débinage perpétuel contre tous les arrivés; il suffit d'avoir un peu de talent pour être un propre à rien : en dehors d'eux, rien n'existe.
Source : Gallica

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