François-Marie Froment

Résumé

François-Marie Froment Lettre à M. le Mis Dessolles,.… (1819)

Les rois soutiennent que la souveraineté du peuple est un dogme anti-social: jamais ils n'ont reconnu que tous les pouvoirs émanent du peuple, et cependant les souverains alliés déclarent, à la face de l'Europe, qu'ils reconnaîtront et garantiront la Constitution que la nation française se donnera!....
La nation française a-t-elle jamais prétendu avoir seule de droit de se donner une Constitution? Au moment de la chute de Buonaparte, a-t-elle manifesté l'intention d'en décréter une nouvelle et d'en obtenir la garantie de la part des alliés ?
Source : Gallica

François-Marie Froment Lettre à M. le Mis Dessolles,.… (1819)

L'entière liberté de la presse sera donc toujours utile au Roi, au Gouvernement et à la nation, pourvu qu'elle ne devienne jamais le privilége exclusif; d'un parti, quel qu'il soit.
Si les alliés, après avoir tracé eux-mêmes le plan de l'acte constitutionnel, et après s'en être déclarés les garans, ont réclamé impérieusement la suspension de la liberté de la presse, par la crainte de voir leurs projets dévoilés (qui male agit odit lucem) , le refus du ministère d'obéir à leurs ordres et de violer la Charte, ne lui aurait-il pas assuré l'estime et la confiance de la nation?
Source : Gallica

François-Marie Froment Lettre à M. le Mis Dessolles,.… (1819)

Sans doute un conquérant peut, en vertu du droit du plus fort, dicter des lois au peuple qu'il a vaincu; mais les alliés croiraient-ils avoir vaincu les Français, parce qu'ils ont vaincu Buonaparte?....
Un peuple libre a incontestablement le droit de tracer à l'individu qu'il appelle volontairement au trône les bornes de son autorité ; mais le peuple français était-il libre, et pouvait-il choisir pour souverain un prince étranger, au détriment des Bourbons, ou même imposer des conditions à Louis XVIII?....
Source : Gallica

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