Résumé

Georges d' Heylli Le livre rouge de la Commune : extraits du "Journal officiel" (1871)

Je viens de lire ma nomination dans votre estimable journal, comme médecin d'un bataillon de la garde nationale. Je déclare formellement que cette nomination a été faite à mon insu, et que je ne puis l'accepter. Je ne refuserai jamais mes soins à qui que ce soit, à quelque parti que les malades appartiennent, mais j'ai rendu assez de services à l'humanité pour vouloir et pouvoir garder dans toutes les circonstances la liberté de mes actions.
Source : Gallica

Georges d' Heylli Le livre rouge de la Commune : extraits du "Journal officiel" (1871)

Nous n'étions pas précisément cachés, puisque nous allions tous les jours, moi au bureau du Journal de Paris, mon beau-père au bureau du Messager; mais du moins nous ne risquions pas d'être arrêtés à l'improviste pendant la nuit. Nous pouvions, le jour où le danger deviendrait imminent, prendre nos précautions. Les braves gens chez lesquels nous logions ne nous connaissaient pas : nous passions auprès d'eux pour des habitants de Neuilly qui avaient fui le bombardement.
Source : Gallica

Georges d' Heylli Le livre rouge de la Commune : extraits du "Journal officiel" (1871)

Malgré ma démission, malgré mon refus de rien accepter en dehors de mon caractère essentiellement civil, je me vis gratifié à l'Officiel du grade de médecin-major.
Au fond, cette bonne Commune n'était pas bien difficile; elle n'a jamais rien exigé de nous, et elle n'a même pas voulu accepter nos services pour les ambulances. Il faut avouer que nous étions bien peu dignes de sa confiance.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature