Résumé

Henri Corneille Agrippa De l’excellence et de la supériorité de la femme

Outre les avantages de la beauté, les femmes ont encore celui d’une pudeur qui surpasse tout ce qu’on peut en dire. Leurs cheveux croissent assez pour couvrir toutes les parties de leur corps, que la pudeur veut qu’on cache ; et elles peuvent satisfaire aux besoins de la nature, sans toucher ces parties, ce qui n’est pas de même dans l’homme. De plus, la nature paroît avoir voulu ménager la pudeur de la femme, en cachant et renfermant en dedans, ce qui paroît au dehors dans l’homme. En un mot, la nature a donné à la femme plus de pudeur et plus de retenue qu’à l’homme.
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Henri Corneille Agrippa De l’excellence et de la supériorité de la femme

Le Seigneur mon Dieu a eu la bonté de me révéler toutes ces choses. Mais après l’avoir amusé par ces discours flatteurs, lorsqu’il fut plein de vin, elle lui coupa la tête. Du premier regard, il n’y a point d’entreprise qui paroisse plus injuste que celle de Judith ; on ne peut rien penser de plus cruel, point de piége, point de trahison plus adroite et mieux concertée. C’est pourtant pour cette action que l’Écriture la bénit, la loue et l’élève par ses éloges. L’iniquité de la femme a donc été regardée comme valant encore mieux que la bonté de l’homme.
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Henri Corneille Agrippa De l’excellence et de la supériorité de la femme

Or, la gloire ne signifie rien autre chose, que la dernière perfection d’un être qui se repose et se plaît dans la possession de sa fin ; de sorte qu’on ne puisse rien ajouter pour le rendre plus parfait. La femme est donc la dernière et entière perfection de son mari, son bonheur, sa bénédiction et sa gloire ; et, comme dit Saint Augustin, la plus parfaite société que l’homme puisse avoir. C’est pourquoi, il faut absolument que tout homme aime la femme ; car celui qui ne l’aimera point, ne peut posséder aucune vertu ni aucun don du ciel.
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